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Brochure réalisée par le Centre d'Etudes et de Recherches en Médecine du Trafic - page 12 / 36

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En cas de mise en place d'un défibrillateur automatique implantable en prévention primaire ou secondaire, l'inaptitude au groupe lourd est prononcée. Un avis spécialisé suivi d'un examen par la commission médicale est nécessaire pour les permis légers. En cas de primo-implantation, la conduite sera reprise selon l'avis spécialisé, avec une aptitude temporaire de deux ans sous réserve d'une surveillance spécialisée régulière et en l'absence de symptômes sévères (lipothymies, syncopes).

En cas de dysfonction sinusale ou de bloc auriculo-ventriculaire, un avis spécialisé est nécessaire pour évaluer la nécessité de pose d'un stimulateur cardiaque. En l'absence d'indication, la conduite est autorisée, avec une aptitude temporaire pour les permis lourds. Si un stimulateur cardiaque est posé, la conduite sera reprise en fonction de l'avis spécialisé, sous réserve d'une surveillance cardiologique régulière avec aptitude temporaire pour les permis lourds.

  • Recommandations :

Le médecin devra recueillir l'avis écrit du cardiologue, ainsi que les examens jugés utiles, principalement les traitements mis en place, l'ECG de repos et/ou d'effort, le Holter et l'échographie cardiaque le cas échéant. Il devra décrire la surveillance et les mesures hygiéno-diététiques mises en place et apprécier, dans son courrier à la commission médicale, le retentissement du trouble du rythme sur la vie courante.

Troubles de la conscience

  • Réglementation (CF 1.3) :

En cas de syncope unique, un médecin doit évaluer le risque avant la reprise de la conduite. En cas de syncope récurrente, la conduite ne peut être reprise que si un traitement spécifique est possible, et après avis spécialisé.

  • Recommandations :

Le médecin devra recueillir toute information diagnostique utile et faire un courrier de synthèse à l'attention de la commission médicale.

Hypertension artérielle

  • Réglementation (cf 1.4) :

La conduite est contre-indiquée si la pression artérielle systolique est supérieure à 220mm Hg et/ou si la pression artérielle diastolique est supérieure à 130 mm Hg, ainsi qu'en cas d'hypertension artérielle maligne. Quand la tension artérielle a rejoint ces critères, et après normalisation, un avis de la commission médicale est nécessaire pour autoriser la reprise de la conduite, avec une aptitude temporaire de 5 ans, basée sur un contrôle clinique de la pression artérielle. Pour les permis lourds, cette aptitude temporaire est de 2 ans et est basée sur une mesure ambulatoire de la pression artérielle.

  • Recommandations :

En raison de la grande fréquence de la pathologie hypertensive, il est important que le médecin fasse un diagnostic de " gravité " et un diagnostic étiologique de l'hypertension, en recueillant l'avis du cardiologue, des mesures tensionnelles réalisées dans différentes conditions, un Holter tensionnel si nécessaire, et une échographie cardiaque. Le choix du traitement devra tenir compte, dans la mesure du possible, des effets secondaires potentiels sur la conduite.

Insuffisance cardiaque chronique

  • Réglementation (cf 1.5):

La conduite est contre-indiquée si l'insuffisance cardiaque, évaluée selon la classification NYHA, est au stade IV permanent pour les permis légers, et au stade III ou IV pour les permis lourds. Un avis de la commission médicale est nécessaire, dans les atteintes de stade III pour autoriser une aptitude temporaire annuelle.

  • Recommandations :

Le médecin devra recueillir l'avis écrit du cardiologue, ainsi que les examens jugés utiles, principalement les traitements mis en place, l'échographie cardiaque avec mesure de la fraction d'éjection systolique. Il pourra rédiger un courrier de synthèse à l'intention de la commission médicale.

Valvulopathies traitées médicalement

  • Réglementation (cf 1.6.1):

Asymptomatiques, elles autorisent la conduite pour les permis légers, mais nécessitent un avis de la commission médicale pour les permis lourds, avec avis spécialisé et aptitude temporaire après 6 mois. En cas de manifestation cliniques, elles entrainent une inaptitude pour les permis lourds.

  • Recommandations :

Le médecin devra recueillir l'avis écrit du cardiologue, ainsi que les examens jugés utiles, dont l’échographie cardiaque.

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