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Brochure réalisée par le Centre d'Etudes et de Recherches en Médecine du Trafic - page 20 / 36

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conduite au moyen de pictogrammes spécifiques de couleur différente. Apposés sur les boites de médicaments, ces pictogrammes remplacent progressivement le triangle rouge unique aujourd'hui trop banalisé, et sont une innovation majeure susceptible d'aider le médecin, le pharmacien et le patient à mieux prendre en compte les effets secondaires de certains médicaments et à établir un dialogue utile entre eux. Le médecin doit se tenir prêt à expliquer au patient les conséquences de cette graduation et à lui donner des conseils adaptés.

  • Réglementation (cf 4.2 et 4.3):

Il y a incompatibilité en cas de consommation de médicaments susceptibles d'altérer la capacité de conduite ou le comportement des conducteurs, quand la nature du produit ou la quantité absorbée entraînent un risque pour la conduite. En cas de consommation régulière, un avis spécialisé sera demandé, en tenant compte des autres éléments d'aptitude médicale. L'évaluation des capacités médicales à la conduite, en cas de prescription de traitements de substitution à des états de dépendance, nécessite l'avis de la commission médicale (cf. arrêté du 18 juillet 2005). Les risques additionnels liés à la conduite de ce type de véhicule, en particulier par des professionnels, notamment pour les catégories D, E (C), E (D) sont envisagés soigneusement.

  • Recommandations :

Contrairement à l'alcool, et aux produits illégaux ou détournés de leur usage, le rôle des médicaments dans la détermination de l'aptitude à la conduite doit être évalué en tenant compte du rapport bénéfice-risque. Certaines pathologies imposent la prise d'un traitement pour pouvoir conduire, même au prix d'effets secondaires potentiels ou avérés. D'autres aboutissent à une prescription inutilement prolongée de médicaments (avec au premier plan les psychotropes), avec la survenue de phénomènes de dépendance. Le médecin pourra proposer un sevrage dans certains cas, et limiter, le cas échéant, la durée du traitement. Le médecin devra apprécier la nécessité du traitement, le bénéfice sur l'aptitude à la conduite, et les effets secondaires potentiels. Il devra vérifier que le traitement choisi est le moins susceptible d'entraîner des effets secondaires au sein de la classe thérapeutique concernée. Il pourra s'aider de l'avis du spécialiste pour choisir le traitement le plus adapté. Il devra être d'autant plus attentif à évaluer l'impact des traitements sédatifs chez les patients âgés et chez ceux soumis à plusieurs traitements concomitants. Il devra donner des conseils adaptés : (durée des trajets, conduite de nuit, association à l'alcool ou à des traitements occasionnels).

Neurologie, Psychiatrie

Les affections neurologiques interfèrent souvent avec la capacité de conduite. Il convient de distinguer les pathologies qui touchent principalement la mobilité, et qui autorise souvent la conduite avec aménagement du véhicule, et celles qui ont un retentissement cognitif plus difficile à compen- ser. Dans tous les cas, le problème d'aptitude médicale à la conduite se complique d'une demande de reconnaissance de l'autonomie, demande qui doit être évaluée objectivement au cas par cas.

  • Réglementation générale :

Les affections pouvant exposer un candidat ou conducteur à la délivrance ou au renouvellement d'un permis de conduire, à une défaillance d'ordre neurologique ou psychiatrique de nature à provoquer une altération subite des fonctions cérébrales constituent un danger pour la sécurité routière. La plus grande vigilance est recommandée étant donné l'importance et la gravité du problème en matière de sécurité routière. Si nécessaire, avoir recours à un avis spécialisé en vue de soins spécifiques.

Troubles du sommeil

Les pathologies figurant dans ce chapitre est difficile à gérer pour le médecin du fait de leur grande variété. S'il paraît difficile de déconseiller la conduite au seul prétexte d'un sommeil de mauvaise qualité, il convient de dépister les troubles persistants ou sévères. Le recours à des tests en centre du sommeil est souvent nécessaire pour les conducteurs professionnels. Pour les conducteurs du groupe léger, une analyse des symptômes et des essais thérapeutiques accompagnés de mesures d'hygiène du sommeil seront utiles en première intention.

  • Réglementation :

Somnolence excessive d'origine comportementale, organique, psychiatrique ou iatrogène (cf 4.3.1) La reprise de la conduite pourra avoir lieu un mois après l'évaluation de l'efficacité thérapeutique (pression positive continue, chirurgie, prothèse, drogues éveillantes,...). Cette reprise sera proposée à l'issue du bilan spécialisé. Pour les permis du groupe lourd, il devra être réalisé, de plus, un test électroencéphalographique de maintien de l'éveil L'aptitude pourra être donnée pour une période de un an pour les permis légers, et de six mois pour les permis du groupe lourd.

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