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Brochure réalisée par le Centre d'Etudes et de Recherches en Médecine du Trafic - page 29 / 36

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CONDUITES A TENIR, RECOMMANDATIONS PRATIQUES

LE MÉDECIN ET LA DEMANDE DE DISPENSE DE PORT DE CEINTURE DE SECURITÉ

La proportion de tués parmi les personnes qui portent leur ceinture est 50 % inférieure à celle des conducteurs qui ne portent pas leur ceinture. La diminution importante des tués sur les routes est en bonne partie liée au port de la ceinture. Malgré cela, de nombreuses personnes sont encore réticentes à la porter. Les raisons de cette réticence sont strictement du domaine psychologique, soit que l'usager ait le sentiment d'être garrotté, soit qu'il ait peur de ne pouvoir s'extraire du véhicule en cas de nécessité, soit qu'il n'ait pas connaissance de l'obligation de s'attacher (places arrière). Pourtant, en cas d'accident, la ceinture de sécurité est le meilleur gage de pouvoir sortir ensuite du véhicule, du fait de blessures moins graves. Certains corps sociaux (taxis, forces de l'ordre) sont encore dispensés par voie règlementaire, mais ce combat d'arrière garde est destiné à s'éteindre devant l'évolution des dispositifs de retenue et devant l'arrivée, en leur sein, des jeunes générations habituées très tôt à son port. Le médecin libéral ne peut en aucun cas délivrer un certificat de dispense de port de ceinture à un conducteur ou à un passager.

Toute demande dans ce sens doit être faite par le patient auprès de la commission médicale primaire. Les commissions ne délivrent d'ailleurs plus que de manière exceptionnelle des dispenses de courte durée en cas de chirurgie thoracique ou mammaire récente. Si la taille ou la morphologie de l'individu posent un problème manifeste d'inadaptation au port de la ceinture, celui-ci doit être soumis à une commission médicale qui, dans ce cas pourra donner une dispense permanente.

Le médecin doit donc expliquer à son patient que de telles dispenses ne sont plus données à titre durable. Pour les patients réellement gênés par le contact physique de la ceinture, de petits clips peuvent être placés sur la ceinture. Ces clips peuvent gêner toutefois le bon fonctionnement de la ceinture en cas d'accident. La fixation de la ceinture sur le montant du véhicule est également souvent réglable en hauteur.

LE MÉDECIN ET LE PATIENT CANDIDAT AU PERMIS DE CONDUIRE

Il est rare que le médecin aborde la question de lui-même quand un de ses jeunes patients est candidat au permis de conduire. Il peut pourtant lui être utile à deux niveaux :

  • Il peut l'informer sur la nécessité de répondre aux normes d'aptitude par exemple en termes de vision, ou vis-à-vis de pathologies pouvant nécessiter l'avis d'une commission médicale comme un diabète, ou une comitialité, l'aider à préparer un éventuel passage en commission médicale en recueillant les examens utiles à cette fin. De cette manière, il lui permettra de ne pas retarder intilement le passage de son permis (ou son admission en conduite accompagnée qui obéit aux mêmes critères).

  • Il peut également profiter de cette circonstance en cas de comportements à risque suspecté ou connu pour établir un dialogue et pointer le risque supplémentaire lié à la conduite lors de prises d'alcool ou de drogues.

LE MÉDECIN ET LE PATIENT CONDUCTEUR PROFESSIONNEL

Le médecin traitant doit être attentif à ses patients conducteurs professionnels, que se soient des conducteurs de véhicule légers (commerciaux, taxis etc) ou de véhicules lourds. S'il apprend que l'un de ses patients souhaite passer un permis du groupe lourd, il peut discuter avec lui des éventuels problèmes d'aptitude et l'aider à préparer son dossier médical pour passer l'examen devant un médecin agréé ou une commission médicale. Il doit également dans tous les cas tenir compte de la situation de conduite de ses patients pour le choix des traitements médicaux, en privilégiant en première intention des produits dépourvus d'effets secondaires sur la conduite. Si de tels produits doivent malgré tout être prescrits, il doit clairement informer son patient et lui conseiller de débuter le traitement en dehors d'une journée de travail, ou lui prescrire quelques jours de repos plutôt que de le laisser conduire en début de traitement si celui-ci présente un risque avéré. Lors de la survenue d'événements médicaux, il doit informer le patient, le cas échéant, des conséquences en termes d'aptitude (chirurgie oculaire, incident cardiaque, malaise, pathologie du sommeil). Il doit recommander au patient (et conserver la trace de cette information dans

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