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Brochure réalisée par le Centre d'Etudes et de Recherches en Médecine du Trafic - page 32 / 36

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CONDUITES A TENIR, RECOMMANDATIONS PRATIQUES

Le conducteur " senior " doit faire l'objet d'une attention toute particulière du médecin. Il doit veiller à prendre en charge les pathologies en tenant compte de la situation de conduite, ne pas reporter inutilement des prises en charges, prescrire des produits les moins sédatifs possibles et recommander des horaires de prise adaptés en reportant, par exemple, certaines prise au soir quand c'est possible. Il doit s'assurer que les grandes fonctions nécessaires à la conduite sont sauvegardées et procé- der pour ce faire à quelques examens simples. L'examen médical classique du médecin généraliste comporte déjà des éléments utiles pour l'appréciation de l'aptitude à la conduite tels que prise de la tension artérielle, auscultation cardiaque à la recherche de troubles du rythme, examen ostéo-articulaire et neurologique.

7 gestes spécifique peuvent être proposés en complément, généralement non réalisés au cours des consultations habituelles et couvrant l'essentiel, en première intention, des critères de base de l'aptitude à la conduite.

Quatres gestes cliniques :

1- Mesure de l'acuité visuelle de loin, corrigée ou non 2- Champ visuel au doigt 3- Perception de la voix chuchotée à 3 mètres 4- Equilibre debout les yeux fermés

Trois questionnaires :

5- Echelle simplifiée de Mc Nair (dépistage des troubles de mémoire) 6- Echelle d'Epworth (dépistage des somnolences diurnes) 7- Mini Mental Score (dépistage des troubles cognitifs)

La durée de passation de ces 7 points est de l'ordre de 10 minutes, aisée à diluer dans une ou plusieurs consultations successives de médecine générale. En cas d'anomalie, un bilan spécialisé pourra être prescrit. Certains examens biologiques font partie de l'évaluation des patients conducteurs (surveillance du diabète, hydratation)

Quand une pathologie invalidante pour la conduite est constatée, il faut évaluer les possibilités de correction (visuelle, auditive, adaptation du véhicule), et, le cas échéant, conseiller au patient de consulter un médecin agréé.

Si la pathologie n'apparaît pas compensable, il faut informer le patient en lui expliquant les risques qu'il court et qu'il fait courir aux autres usagers. L'information des proches est généralement possible avec toute la prudence souhaitée, mais le médecin n'est pas délié du secret médical et n'a donc pas le droit de signaler le patient aux autorités. Il doit prendre toute mesure utile pour pouvoir, le cas échéant, établir la preuve qu'il clairement informé le patient.

Dans les cas de démence sénile de type Alzheimer, dès que le diagnostic est porté, il faut convaincre les proches de signaler le cas à l'administration (par un courrier adressé au Préfet du lieu de résidence, et précisant que, en raison de son état de santé, Mr ou Mme X semble présenter un risque au volant). Le conducteur sera alors convoqué devant une commission médicale des permis de conduire.

Parfois, ce sont les proches qui évoquent ce problème devant le médecin. Dans ce cas, il faut réaliser un bilan clinique et cognitif et conseiller un avis auprès d'un médecin agréé.

Depuis peu, certaines compagnies d'assurances demandent à leurs patients âgés de produire un certificat médical soit pour les assurer en cas de nouveau contrat, soit à la suite de sinistres. On ne peut que recommander de s'entourer de précautions pour remplir un tel certificat qui ne doit pas être signé sans avoir vérifié l'état médical et cognitif du patient et avoir porté ces constatations au dossier médical.

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