X hits on this document

1187 views

0 shares

0 downloads

0 comments

186 / 367

  • -

    158 -

nente.

La reprise des hostilités contre les Anglais en 1755 provoque deux aug- mentations des effectifs des troupes de la Marine: chaque compagnie passe d'abord à 65 hommes, puis on crée dix compagnies nouvelles. En 1757, les TDLM comptent dont 40 compagnies d'infanterie à 65 hommes, soit, avec les officiers, plus de 2,700 hommes.

Parce qu'elles sont installées depuis longtemps au Canada, ces unités sont devenues véritablement "les troupes de la Colonie". C'est d'ailleurs sous ce vo- cable qu'elles apparaissent souvent dans la correspondance des officiers métro- politains comme Montcalm ou Doreil, le Commissaire des Guerres.

Ce caractère colonial ne provenait pas seulement de cette permanence de la garnison, mais aussi du recrutement de ses officiers: ce sont des Canadiens ou des métropolitains qui se sont installés définitivement au Canada (3). En ce qui concerne la troupe, elle est surtout d'origine métropolitaine. Certes, pendant la période étudiée, Montcalm l'a renforcée temporairement par des miliciens dès 1756 (4) mais Doreil note (5) que sur 1,076 soldats de renfort arrivés en 1756, 918 recrues sont affectées "aux troupes de la Colonie" qui sont "actuellement plus que complètes à 65 hommes par compagnie".

Commandées par des Canadiens, comme Rigaud de Vaudreuil, frère du Gouverneur général et officier des TDLM, habituées à la vie au Canada, vivant dans la population, les TDLM constituent l'armée régulière de la colonie. A l'origine les troupes médiocres à qui étaient confiées des missions subalternes, pendant que la milice, avec les Sauvages, effectuait les raids ravageurs, il semble que peu à peu elles aient participé d'une manière active aux opérations menées contre les colonies anglaises.

Les Troupes de Terre

Ce sont les troupes réglées dépendant du Secrétariat à la Guerre, envoyées au Canada à compter de 1755.

Six bataillons débarquent d'abord avec le baron de Dieskau: les seconds bataillons de six régiments d'infanterie: La Reyne, Languedoc, Guyenne, Béarn, Artois et Bourgogne, ces deux derniers restant à l'Isle Royale pour la défense de Louisbourg -- soit au total 166 officiers et 2,800 hommes embarqués.

En 1756, le gouvernement français poursuit son effort en envoyant avec Montcalm, deux bataillons supplémentaires, fournis par les régiments de la Sarre et de Royal Roussillon (soit 59 officiers et 1,050 homes). Ils sont suivis, en 1757, des 2e et 3e bataillons du Régiment de Berry (mêmes effectifs).

Document info
Document views1187
Page views1187
Page last viewedSun Dec 11 12:40:33 UTC 2016
Pages367
Paragraphs3833
Words145620

Comments