X hits on this document

1040 views

0 shares

0 downloads

0 comments

238 / 367

  • -

    210 -

s'embarquer pour le Canada afin d'y renforcer les troupes du général Prevost engagées dans les opérations de la guerre de 1812-1814 contre les Américains.

Le convoi qui transportait le régiment de Malte au Canada, jeta l'ancre le 16 juillet 1813 devant Halifax, d'où il repartit au début d'août. Passé en revue quelques jours plus tard à Québec, le régiment, annoncé complet le 3 septembre (26) fut échelonné sur Chambly, Saint-Jean, L'Acadie, L'Ile-aux-Noix et La Prai- rie.

D'octobre 1813 à juin 1814, il fut successivement stationné à La Prairie, Montréal, Chambly (27) et à L'Acadie; à la fin juin 1814, son aile droite se trou- vait à L'Acadie, tandis que l'aile gauche était restée à Chambly. Dans le cadre des dispositions prises par Prevost en vue d'une offensive contre les forces amé- ricaines dans la région du lac Champlain, le régiment reçut, le 23 août 1814, l'ordre d'aller occuper les avant-postes à La Colle. Le 3 septembre, Prevost or- donna à ses troupes de marcher en deux colonies sur Plattsburgh.

Le régiment de Meuron, qui en formait l'aile gauche, perdit 18 hommes dans l'action, tandis que quatre de ses compagnies, qui avaient investi les envi- rons de cette citadelle, attendirent vainement l'ordre de pouvoir utiliser leurs canons contre la flotte américaine. Un des officiers du régiment, le lieutenant F.A. de Graffenried, a donné de cet épisode la relation suivante (28):

(Traduction de l'anglais)

"La flottille anglaise sur le lac fut battue et prise en partie par les Yankees. Le Commodore anglais étant tombé un des premiers, la flotte fut mise en déroute. Tout cela se passait sous nos yeux et à por- tée de nos canons! Après avoir campé pendant quelques jours près de Platzburg, la belle armée de 10,000 hommes fit semblant de vouloir attaquer le fort. Mais celui-ci avait reçu des renforts et une fameuse canonnade dirigée sur nous nous causa des pertes considérables. C'était la première fois que j'ai été au feu; en longeant la côte de la baie, la flotte nous régalait de mitraille et nous perdimes quelques hommes. Arrivés au faubourg, nous (les 4 Compagnies de Meuron) nous y établissons....

Nous continuâmes à entretenir un feu assez vif pendant le reste de la journée, sans nous arrêter la nuit et durant la journée du lendemain... Une chaloupe canonnière nous incommodant sans cesse, le colonel m'envoya au quartier-général, monté sur son propre cheval, pour de- mander une pièce de canon, qui fit promptement prendre la fuite à la- dite chaloupe.

Enfin, vers le soir, un régiment anglais vint nous relever. Nous som-

Document info
Document views1040
Page views1040
Page last viewedThu Dec 08 00:12:12 UTC 2016
Pages367
Paragraphs3833
Words145620

Comments