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Laissant au Canada 343 soldats et 10 officiers, le régiment s'embarqua le 26 juillet 1816 à Québec à bord du "Eliza" pour atteindre l'Angleterre le 9 sep- tembre. Le 15, le lieutenant-colonel de Meuron-Bayard signalait à Londres l'ar- rivée de son régiment à Harwich (31), où le licenciement final eu lieu à partir du 24 du même mois.

Le licenciement partiel au Canada des deux régiments [1816]

La guerre de 1812-1814 en Amérique du Nord terminée, le Gouvernement anglais décida donc de procéder au licenciement définitif des deux régiments suisses. Mais déjà avant la fin de ce conflit, un certain nombre de soldats et quelques officiers avaient pris la décision, à l'échéance de leur période d'enga- gement, de s'installer au Canada.

Le 18 mai 1816, un ordre du Deputy-Adjutant-General fixait les modalités destinées à faciliter l'établissement au Canada des officiers et soldats désireux de rester dans ce pays: les intéressés recevraient gratuitement des terres (32), qu'ils devaient s'engager à défricher et cultiver pendant trois ans au moins avant de pouvoir en disposer à leur gré. Les hommes devaient être dirigés sur la colonie de Rideau à Perth ou sur celle située près de Drummondville. Les listes relatives à l'octroi de parcelles dans ces deux colonies (33) reproduisent le nom de plu- sieurs dizaines d'anciens soldats et de quelques rares officiers des deux régi- ments. Mais cette vie sédentaire -- contrastant si fortement avec les activité mili- taires -- et les difficultés inhérentes à la création de toutes pièces de telles colo- nies agricoles, eurent tôt fait de décourager la majorité de ces anciens soldats qui, après quelques mois seulement, partirent pour les États-Unis ou regagnèrent l'Europe (34).

Cependant, quelques officiers des deux régiments suisses s'établirent, à ti- tre individuel, au Canada et y firent souche. Ainsi le lieutenant Charles N.F. de Montenach [1793-1842], de Fribourg, qui se maria le 20 janvier 1814 à Montréal avec Elisabeth Grant de Blairfindie (35); cet ancien officier du régiment de Meu- ron fut par la suite juge de paix à Montréal et député de Yamaska. Son fils Char- les-Théodore [1821-1885] devint major de la milice canadienne et député à l'As- semblée législative.

Le Genevois J.L. Ployard, ancien capitaine au régiment de Watteville, ré- sidait, en 1825, a Grantham (région de Drummondville), bourg dont il fut juge de paix; son camarade d'armes, le capitaine Rodolphe de Steiger [1780-1847], de Berne, qui en 1815 avait épousé Catherine de Fleury d'Eschambault, s'installa finalement à Sorel, après avoir entrepris et terminé des études de médecine (36).

Quant au capitaine d'Odet d'Orsonnens, ex du régiment de Meuron, il s'établit à St. Roch de l'Achigan (37), Bas Canada.

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