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Lucretiu Patrascanu, Nicolae Ceausescu - communistes; Lothar Radaceanu, Stefan Voitec - socialistes; Virgil Madgearu, Armand Calinescu - nationaux- paysans; Victor Iamandi - libéral, etc... Les conférences publiques, les réunions de parti, les cours aux universités, la presse, la radiodiffusion sont devenus au- tant de tribunes de diffusion des idées humanitaires condamnant avec intransi- geance les agressions, les idéologies fasciste, raciste et colonialiste. Aussi, Nico- lae Iorga, après avoir réaffirmé, dans un exposé publique, sa conviction concer- nant la possibilité d'instaurer des relations internationales qui soient basées sur le respect des droits de toutes les nations, disait-il: "A présent on cherche à intro- duire un système nouveau: le système ou on devrait utiliser les nations inférieu- res pour les visées des nations prédestinées. Celui qui s'imagine un système eu- ropéen et mondial s'appuyer sur quelque chose de pareil, comportant l'interdic- tion de la conscience de liberté individuelle et de la conscience de droit national, se fait une étrange idée sur l'évolution des circonstances historiques"(5). Le cri- tique littéraire George Calinescu écrivait se rapportant à l'invasion fasciste d'Éthiopie: "En réalité, l'Italie veut ravir aux Abyssiniens leur indépendance. Si civilisés qu'ils soient les routes et les hôpitaux italiens, le bien le plus précieux dans le monde reste toujours la liberté" (6). A son tour, la gazette démocratique "Facla" tirait la conclusion dans un commentaire condamnant les nouvelles dis- putes impérialistes pour la redistribution des colonies: "Le temps des colonies est passé. Nous pressentons que les générations à venir n'auront plus à apprendre dans les écoles la liste compliquée des colonies /.../" (7).

II. Ces manifestations de solidarité morale n'ont pas manqué de trouver un correspondant naturel dans celles d'ordre matériel (8). Sur le territoire de la Roumanie fonctionnaient maintes associations et sociétés -- c'était d'ailleurs avec l'accord de l'autorité étatique et, bien souvent, sous son propre égide -- qui prê- taient la main aux divers mouvements de libération par de l'argent collecté de la population, par des vêtements, médicaments, etc... J'ajouterais à cette forme l'asile accordé par le peuple et l'État roumains aux nombreux leaders des mou- vements révolutionnaires, démocratiques, nationaux, astreints par les occupants étrangers à quitter leurs patries respectives. Au dernier siècle, par exemple, en Roumanie se sont réfugiés maints dirigeants des mouvements de libération de Bulgarie, parmi lesquels se remarquait le poète renommé Hristo Botev, de Grèce, d'Albanie, ainsi que beaucoup d'autres. Au début de la deuxième guerre mondiale, après l'invasion du Reich en Tchécoslovaquie et en Pologne, des mil- liers de citoyens de ces pays -- civils et militaires -- ont trouvé leur refuge sur le sol roumain (y inclus les membres du gouvernement polonais et même le prési- dent de cet État). On pourrait réaliser la valeur de cette forme de solidarité si on tenait compte du fait que la Roumanie, elle-même, se trouvait dans une situation difficile -- au dernier siècle sous la souveraineté ottomane ou subissant les pres- sions d'autres grands empires avoisinants, et au début de la seconde guerre mon- diale sous la menace d'une imminente invasion nazie. La Roumanie socialiste a continué de promouvoir cette politique humanitaire, de la dignité et du courage.

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