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Denise Helly, Idéologie et ethnicité. Les chinois macao à Cuba (1979)105

Les bâtiments du moulin et de la sucrerie étaient réunis sous un même toit d'une aire totale de 6 069 m2. […]. La sucrerie se trouvait à la suite du moulin. Ses dimensions étaient les suivantes : 60 varas de largeur sur 100 de longueur (soit 4 335 m2).

À droite du bâtiment de la sucrerie se trouvait une cabane ouverte en son front où était suspendue une cloche, qui devait servir à annoncer le début et la fin des travaux à l'intérieur du moulin et de la sucrerie. La maison du maître fut construite provisoirement. Ses dimensions et le nombre réduit de pièces qu'elle comporte le laissent supposer. Son aire totale était approximativement de 25 x 25 varas (soit 451 m2). Elle avait été édifiée à côté de l'infirmerie et les deux bâtiments formaient un seul corps de façade, comportant un unique porche et une terrasse abritée à colonnades de bois. Elle était située au sud du batey et recevait les brises venant du sud ou du nord [...].

De même l'infirmerie fut construite provisoirement. Grande pourtant était l'importance donnée à cet édifice dans l'usine San Martín. Il devait servir à dispenser des soins médicaux à un groupe d'esclaves et de coolies très nombreux. Ceci est significatif de la fréquence des maladies, des accidents et des châtiments corporels que connaissaient les esclaves. L'édifice mesurait 50 x 50 varas de côté (soit 902 m2), comprenait un ample patio central entouré d'auvents et de pièces éclairées par d'étroites fenêtres [...]. L'infirmerie pouvait recevoir un minimum de 100 malades et était réputée pour la qualité des soins reçus...

La maison de l'administrateur était située à côté du bâtiment antérieur, composé de la maison du maître et de l'infirmerie. Entre les deux édifices courait la voie ferrée. Adossé à la maison de l'administrateur se trouvait le bâtiment réservé aux esclaves nouveaux-nés. C'était un corps de bâtiment où étaient soignés et surveillés les enfants des esclaves lorsque ceux-ci travaillaient. C'était une espèce de crèche coloniale... : une série de pièces entourant un grand patio central où l'on pénétrait par une étroite porte à chicanes...

L'atelier de menuiserie et de charpenterie "est beau et de bois de valeur" aux dires de Cantero 233. Là était coupé le bois utile aux équipages, et étaient travaillées les pièces des charrettes et des autres outils de travail. C'était une construction de briques et de bois, partiellement ouvert aux vents, couverte d'un toit de bois et de tuiles créoles. L'atelier abritait divers instruments dont un moulin destiné à moudre le maïs des esclaves. Ses dimensions étaient les suivantes : 40 varas de largeur sur 60 de longueur, soit 1 734 m2. Les hangars à bagasses étaient composés de deux constructions situées à l'ouest de la sucrerie. C'étaient deux nefs de bois à toit de tuiles créoles. Leurs dimensions étaient de 20 sur 50 varas (soit 17 x 42 m : 722 m2) et il est rapporté qu'ils étaient ceints d'auvents...

233 L'auteur cite l'ouvrage de J. G. Cantero, Los ingenios.

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