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Denise Helly, Idéologie et ethnicité. Les chinois macao à Cuba (1979)225

Sans compter avec les épidémies, les deux additions précédentes nous donnent 14 600 pesos, qui, ajoutés aux 36 110 pesos, font 50 710 pesos comme indispensable pour ne pas détruire d'un côté ce qui se produit de l'autre.

Le produit brut des quatre mille caisses considérées

comme rendement de la plantation, à raison de 17

pesos chacune, sera de64 000

auquels doivent être ajouté le produit des mélasses

(déduit leur transport au marché), soit6 000

Total70 000

Soustraits les frais de maintien et de remplacement

des machines et esclaves50 710

Il reste19 290

Soit 6 % du capital de 319 500 pesos investis dans la plantation.

3

Si sont repris les chiffres de Crístobal Madán, présentés à l'annexe 2, et appliqués les prix des esclaves durant la décennie 1860, les frais de remplacement des esclaves seront de 1 200 x 21 : 25 200 pesos, qui ajoutés aux frais coutumiers donneront un total de 61 310 pesos. Le produit net ne changeant pas ou même baissant, les gains annuels passaient à 70 000 – 61 310 = 8 690. Les profits s'abaissaient dramatiquement.

4

J. Pérez de la Riva, "La contradicción fundamental de la societad colonial cubana : trabajo esclavo contra trabajo libre", Economía y desarrollo, n° 2, La Havane, 1970 p. 147, note 14.

"Comme exemple typique, nous pouvons citer les salaires payés à Grenoble en 1846, qui était à l'époque une petite cité du Dauphiné spécialisée dans la fabrication des gants et du papier. Par journée de dix heures, un journalier : 1,50 francs. Des ouvriers qualifiés de première catégorie, maçons, charpentiers, peintres, ferblantiers, forgerons, etc. : trois francs quotidiens. Dans l'industrie, avec un emploi fixe, par journée de onze à douze heures, des coupeurs de gants : 2,50 francs, le travail féminin de couture des gants : 0,75 francs. Le prix du pain était alors de 0,25 franc le kilo (...). Ces salaires représentent en monnaie cubaine de 0,20 à 0,60 peso. Pour donner une idée du pouvoir d'achat de la monnaie, voyons ce que l'on pouvait acheter en 1859 avec 20 centimes : deux livres de tubercules, cinq onces de porc, sept livres et demie de riz. Pour la même somme, on pouvait aussi acheter six onces de viande séchée, trois onces de graisse de porc, quatre

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