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Boletín Afrodesc – Bulletin Afrodesc - page 34 / 59

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      Boletín Afrodesc – Bulletin Afrodesc, Marzo/ Mars 2009. No. 5

garifunas, creoles, east-indians, mais rarement mélangés ni entre eux, ni entre hommes et femmes. « Juntos pero no revueltos ».

La région n’est accessible du sud que par voie maritime. Le chef-lieu « PG », est un bourg d’apparence très modeste malgré sa douane, ses deux collèges de taille imposante, et la présence de l’Université de Belize qui offre trois carrières. « PG » mise sur le tourisme écologique, encore restreint. Il offre déjà des excursions à l’intérieur (grottes, rivières) et vers les Cayes, et possède une demi-douzaine d’hôtels et autant de lieux de restauration (mais ouverts seulement aux heures de repas), ainsi qu’un seul et petit centre d’artisanat touristique. La population est principalement garifuna mais pas exclusivement, et seulement dans le bourg. Dés que l’on aborde les villages alentours, les populations sont aussi east-indians, creoles et indiennes (mopan ketchi).

Aux alentours, le long de la route de Barranco (deux heures de trajet en voiture, la majorité en piste non goudronnée mais bien entretenue), la foret basse est entrecoupée de plantations d’agrumes (mandarines, tangerines, oranges) et d’élevage, avec quelques rares parcelles de maiz. Mais il semble que l’occupation agricole et rurale soit plus importante qu’il ne parait, avec des « farms » qui sont cachées au regard par le rideau d’arbres qui longe la route.

Barranco est un village garifuna de 600 habitants, sans autre commerce qu’une seule boutique où l’on obtient « tout » (boites de conserves, bière et aguardiente, huile et produits de base) et fait office de bar tenu par une charmante dame d’un certain age, très vive et pleine d’humour. Les maisons sont en bois et toit de chaume, dispersées le long de la côte. Dans ce contexte très rustique et campestre nous avons pu rencontrer Carlon Tuttle, nord américain original, professeur à l’Université de Caroline du Nord quelques mois par mois, et le reste du temps occupé à récupérer ou constituer toutes sortes d’archives concernant ce village de Barranco, dont il connait les moindres aspects (les relations de parenté, la généalogie, l’histoire foncière, l’histoire scolaire, l’économie, la linguistique et les rituels) grâce à un séjour de plus de 30 ans. Nous connaissions Carlon par courriers interposés puisque nous sommes en train de publier un de ses etxtes dans un ouvrage en cours. Nous venions pour le connaitre et lui proposer un suivi de la collaboration, notamment autour des sources bibliographiques qu’il détient. Carlson T. a en effet construit, au cours du temps, le meilleur corpus bibliographique disponible sur les garifunas en général. Il possède de plus la majorité des textes, entassés dans les recoins de sa maison.

Il s’est montré très disposé et interessé par une publication en ligne et en papier dans la série des documents de travail AFRODESC. Carlos Agudelo l’a informé de l’existence d’une bibliothèque spécialisée (celle de Nancy Gonzalez)  à Guatemala. Un premier échange va

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