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Royal Exhibition Building (Australia) - page 10 / 11

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développement notable a déjà eu lieu avec le bâtiment du nouveau musée de Melbourne, qui couvre plus de la moitié du jardin nord.

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    Pressions environnementales :

Il est indiqué que la pollution de l’air n’est pas un problème pour les structures des bâtiments et les plantes.

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    Catastrophes naturelles :

Le plus grand risque identifié est l’incendie, le principal matériau de construction du bâtiment étant le bois. Pour minimiser ce risque, un système d’arrosage complet a été installé et une liaison directe établie avec la caserne des pompiers.

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    Pressions des visiteurs / du tourisme :

Bien que le nouveau musée de Melbourne attire plus de 800 000 visiteurs par an, ce chiffre n’est pas jugé préjudiciable au palais royal des expositions ou aux jardins. La plus grande pression sur les jardins vient de l’exposition florale annuelle – il est indiqué que les dommages dus à celle-ci sont réparés immédiatement.

Authenticité et intégrité :

Authenticité :

L’une des principales questions liées à ce site est celle de son authenticité. Il est mis en avant comme un site exemplaire, représentant le grand mouvement des expositions universelles. Il n’est pas suggéré que le palais royal des expositions est le plus beau des grands halls d’exposition construits pendant les 50 années et quelques qu’a durée cette vogue, mais plutôt qu’il est représentatif du genre, l’un des rares à avoir subsisté, le seul restant à avoir été construit pour exposer des produits industriels, et le seul à être toujours utilisé comme un hall et toujours relié à son environnement.

En termes d’authenticité, il convient de considérer l’ensemble du hall (utilisé pour exposer des produits industriels), l’intérieur et son décor et le parc environnant.

Le palais royal des expositions est demeuré relativement inchangé dans son tissu. Deux petites ailes ont été démolies dans les années 1950 et 1960. Ce qui a été perdu

  • ou recouvert – est la décoration intérieure reliée à la

période des grandes expositions. Il est entendu qu’une grande partie du second projet survit, quoiqu’il ait été repeint. Toutefois, il a été décidé de restaurer le troisième projet, sans rapport avec le mouvement des expositions universelles, mais associé celui-ci à l’ouverture du premier Parlement australien, un évènement d’une importance nationale. On a également perdu, à l’intérieur, le grand orgue qu’abritait l’une des ailes et les passerelles, quoique l’on envisage de les reconstruire.

Dans les jardins, on ne peut pas dire qu’il existe actuellement une restauration complète du projet décoratif de la période des expositions universelles. Beaucoup de détails ont été perdus (tels que les clôtures à claire-voie en fonte), certains détails n’ont pas survécu (par exemple les

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parterres au sud) et, qui plus est, une grande partie du jardin nord, est occupé par le nouveau musée de Melbourne. Ce grand bâtiment neuf, situé très visiblement derrière le palais royal des expositions, est l’un des aspects problématiques de la proposition d’inscription.

Ce nouvel édifice se trouve à la place des bâtiments d’expositions temporaires, qui n’étaient pas conçus pour durer au-delà des expositions, tandis que le grand hall était considéré comme une structure permanente. On prévoyait toutefois de dessiner les espaces comme un décor pour la structure permanente dès le démontage des bâtiments temporaires, une intention qui fut respectée.

Si le site avait été inscrit il y a quelques années, il aurait été difficile de justifier une intervention de cette ampleur. Du côté positif, on pourrait avancer que le nouveau musée ajoute à la vitalité du site. Toutefois, en termes d’authenticité, le nouvel édifice s’écarte du cadre du palais royal des expositions et a détruit une partie du jardin nord.

Intégrité :

Tout aussi important, le nouveau bâtiment nuit à l’intégrité du site. Si la valeur du site est liée à la façon dont la disposition de Melbourne reflète la « forme » générale des expositions autour du monde, une partie de celle-ci a sans conteste été perdue avec le bâtiment du nouveau grand musée.

Évaluation comparative

La grande question est de savoir si le palais royal des expositions et les jardins associés sont exceptionnels de par la façon dont ils représentent le mouvement des grandes expositions. Le débat consiste à savoir s’ils forment un témoignage essentiel du mouvement et dans quelle mesure leur forme demeure intacte. Il faut également considérer si ce qui subsiste illustre bien les objectifs du mouvement des expositions universelles.

Le mouvement des expositions universelles a l’innovation et le changement : des expositions

épousé ont été

mises sur pied pour présenter les compétences, l’art et les nouvelles limites de la technologie. Dans bon nombre des expositions, les structures des bâtiments eux-mêmes faisaient partie de l’exposition, poussant les nouvelles technologies dans leurs derniers retranchements. À Londres, le Crystal Palace était l’une des plus grandes structures de fonte et de verre jamais assemblées, la tour Eiffel à Paris l’une des plus hautes structures de fonte : tous deux ont été construits pour présenter les progrès de la technologie. Mais le palais royal des expositions était plus prudent dans son approche. La construction, essentiellement faite de briques et de bois, n’était pas en elle-même novatrice. L’architecture est plaisante, mais n’a

rien de remarquable, qu’elle ne les lance.

et

elle

suit

des

tendances

plutôt

Les expositions universelles visaient à être novatrices et à donner du sens à la modernité. Elles présentaient des inventions et des réussites technologiques, et célébraient la diversité et l’industrie. Elles montraient aussi la capacité de l’homme à comprendre la portée et la variété des ressources mondiales – qu’elles soient naturelles ou

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