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Royal Exhibition Building (Australia) - page 7 / 11

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L’intérieur a en grande partie été décoré pour servir de toile de fond à l’exposition. La décoration d’origine a été réalisée par John Mather, qui a associé des tournesols et des lys très esthétiques à des images allégoriques sur les arts, la science, l’industrie et l’agriculture, ainsi qu’aux armes des nations exposantes.

La décoration de Mather a été supplantée par celle de John Clay Beeler pour la seconde grande exposition. Ce second projet, plus « fleuri », a été « embelli » de couleurs fortes, rouge, bleu et or, tout en gardant une thématique similaire : l’Empire, la gloire, le progrès.

En 1901, le bâtiment a de nouveau été repeint, cette fois à l’occasion de l’ouverture du premier Parlement du Commonwealth, par l’artiste John Ross Anderson. Ce dernier a choisi des bruns, des rouges et des verts sombres plus retenus, avec des devises et un tableau représentant la Paix, la Guerre, la Fédération et le gouvernement – tout le concept s’inspirant dans une grande mesure du projet de

  • J.

    G. Crace pour la grande exposition londonienne de

    • 1862.

      Ce décor, qui a été de nombreuses fois recouvert au

XXe siècle, est actuellement en cours de restauration.

Le transept ouest a été équipé d’un orgue, plus grand que celui de la cathédrale Saint-Paul de Londres. Démonté en 1965, il a aujourd’hui disparu.

  • Jardins Carlton :

Les jardins Carlton entourent le palais royal des expositions sur ses quatre côtés. Les jardins principaux sont au nord et au sud. Pendant les deux grandes expositions, ceux du sud étaient des espaces de détente conçus par Joseph Reed, tandis que ceux du nord accueillaient de grands pavillons temporaires et ne furent dessinés qu’après la clôture des événements.

Les jardins du sud sont de style gardenesque (c’est-à-dire qu’ils reflètent un intérêt botanique scientifique) avec une disposition formelle symétrique autour d’un chemin axial conduisant à l’entrée principale, au sud. Ils sont plantés d’allées de platanes et de chênes de Turquie, d’essences exotiques ou locales, avec des parterres d’été élaborés. Il y avait deux lacs avec des îles, des massifs d’arbustes et plusieurs fontaines. L’ensemble était relié par des allées géométriques et linéaires et entouré d’une palissade en fonte, avec un soubassement en chalcanthite. Un élément important est la fontaine Hochgurtel, installée au cœur du système d’allées au sud, la plus grande et la plus élaborée de toute l’Australie.

Le jardin reflète l’influence majeure de l’horticulteur du XIXe siècle William Sangster, particulièrement en ce qui concerne la sélection de plantes et d’arbres.

Le jardin a été agrandi à l’occasion de la grande exposition de 1888, mais il conserve la plupart des principaux éléments du projet de 1880 et un grand nombre d’arbres de cette date subsistent, quoique certains détails tels parterres, clôtures à claire-voie, fontaines et bancs aient disparu.

Le jardin du nord était à l’origine le lieu d’installation des salles d’exposition temporaires. Après leur démolition à la fermeture de la première grande exposition, la zone fut redessinée pour devenir un parc public. La conception en

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est attribuée à Clement Hodgkinson et elle fut rétablie à l’occasion de la foire de 1888. Comme le jardin du sud, il était délimité par des clôtures à claire-voie en fonte, dont seules quelques parties subsistent.

Le jardin du nord abrite maintenant le nouveau musée de Melbourne, construit sur le site en 2000 et qui domine aujourd’hui le jardin du nord. Le plan de conservation déclare que la construction de ce bâtiment n’a pas été sans conséquence sur les jardins. Certaines allées ont été supprimées et leur alignement modifié, et les allées transversales de Chestnut-leaved oak et de Dutch Elm à proximité du bâtiment risquent d’être affectées par les travaux de construction. À l’extrémité nord, des allées bordées d’arbres de grand âge traversent ce qui reste du parc.

Dans l’ensemble, le jardin sud subsiste dans sa majeure partie, mais c’est moins vrai du jardin nord et moins encore des jardins est et ouest. Les ornementations plus éphémères des jardins ont quasiment disparu, bien qu’il reste de la documentation à leur sujet.

Les jardins sont d’un intérêt botanique considérable pour leurs collections d’arbres, dont beaucoup sont issus d’essences rares ou sont d’une beauté exceptionnelle.

  • -

    Association avec le mouvement des expositions

internationales :

La relation de l’édifice avec le mouvement général des grandes expositions internationales est présentée dans la prochaine rubrique, Histoire. En résumé, l’édifice, sa décoration et les jardins avoisinants, ensemble, reflètent ce qui est devenu la forme « standard » de disposition et de présentation de ces grandes expositions, et on le considère aujourd’hui comme le seul qui demeure de ce type.

Histoire

L’histoire des bâtiments et des jardins est étroitement liée à l’histoire et au développement du mouvement des expositions internationales – un phénomène qui s’est répandu dans tous les continents. Quoique la première grande exposition ait eu lieu en 1851, au Crystal Palace de Londres, l’idée de célébrer les produits industriels était dans l’air depuis presque un siècle, avec des expositions nationales en Angleterre puis en France et ailleurs en Europe.

La différence entre ces célébrations de moindre envergure et les grandes expositions qui suivirent résidait dans leur échelle et dans des questions de classification. Le mouvement des grandes expositions, comme on l’appela ensuite, épousait la passion du XIXe siècle pour la découverte et la création, mais avant tout pour la classification. La classification – comme l’illustraient les musées et les collections botaniques – démontraient le contrôle de l’homme sur son environnement. Les grandes expositions étaient une forme d’ode à l’industrie naissante, au sortir de la Révolution industrielle, mais aussi un témoignage de la domination de l’homme sur celle-ci, dans un contexte international.

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