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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)119

qui elles-mêmes doivent se soumettre aux prix fixés à Bruxelles. Les prix de produits vivriers et maraichers, à cause de la proximité des marchés d'écoulement (marchés des bourgs ruraux et de Fort-de-France) peuvent être plus facilement régis par les petits producteurs, bien que là encore, les fruits et légumes importés d'Europe, souvent à très bas prix, posent des limites très précises à la détermination locale des prix. A tous les niveaux de la production, le "paysan" est donc placé devant une absence totale de contrôle sur les prix de production de ses marchandises tout en subissant les augmentations décrétées unilatéralement des prix des moyens de production.

3.3.2 Encadrement technique non adapté

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Quant à l'encadrement technique, il semble être moins présent sur le terrain que sur papier. Pourtant plusieurs organismes d'encadrement technique et de recherche agronomique ont été crées par l'État dans le but d'aider les exploitants agricoles et principalement les attributaires des lots de réforme foncière. (C.T.C.S., l'I.N.R.A., les SICA, CUMA, SAFER et la DDA). Or comme il ressort des stages sur le terrain de Carole Jutras (1976) et Daniel Laberge (1976) après enquête auprès des petits exploitants, 80% des agriculteurs interrogés à la montagne du Vauclin (Martinique) et de 75 à 56% des agriculteurs indépendants ou attributaires de lots de réforme foncière à Marie-Galante déclarent ne recevoir aucune visite des techniciens de ces organismes. Le chiffre de 56% des attributaires de lots de réforme foncière à Marie-Galante n'ayant reçu aucune visite de techniciens est particulièrement surprenant, compte tenu de l'insistance mise sur l'encadrement technique dans les programmes de réforme foncière.

L'insuffisance de l'aide technique auprès des petits exploitants agricoles de même que l'insuffisance du crédit agricole, ont pour cause le souci de rentabilité qui guide les politiques des organismes concernés qui préfèrent accorder leur aide et orienter leurs recherches agronomiques vers les principales productions de l'île qui sont encore la canne, la banane et l'ananas, délaissant quelque peu les cultures vivrières et maraichères. A titre d'exemple, soulignons que le maraichage reçoit 100-120 ou 40OF/hectare selon la culture avec un maximum de 5 hectares

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