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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)13

Traditionnellement caractérisées par :

-une concentration des terres en grandes propriétés appartenant a une minorité de blancs créoles,

-par la culture d'une denrée unique d'exportation, la canne à sucre,

-par une structure sociale dualiste opposant une aristocratie foncière blanche à une masse de travailleurs de couleur,

-par la multiplication de microfundias servant d'assise économique à une classe de petits paysans qui devaient recourir à un travail salarié sur les plantations pour assurer leur subsistance,

-par le caractère "excentré" des structures de pouvoir tant économique que politique, les Antilles françaises ont connu des changements profonds de structure dans les dernières décennies.

La promotion de la Martinique et de la Guadeloupe au rang de Départements français d'Outre-Mer en 1946, a en effet provoqué un changement fondamental de structure dans ces sociétés qui, de sociétés coloniales de plantation, deviennent sociétés néo-coloniales périphériques de consommation. Ce changement structural a influé directement sur le devenir de la masse des prolétaires ruraux de même que sur le petit paysannat. "Or l'évolution de ces groupes sociaux est encore mal connue. Face aux structures qui se mettent en place, ils peuvent se soumettre, s’adapter, tenter de remanier la société ou au contraire émigrer vers les cités ou hors de leur île. De leurs choix et de leur comportement dépend l'avenir des activités rurales. Or on ignore ces choix, on ignore les réseaux de communication qui les orientent, on ignore les remaniements écologiques, économiques et sociaux qui les traduisent" (Projet et programme de l'équipe, 1975).

Ce groupe des paysans et prolétaires ruraux représente une partie importante de la population martiniquaise. "En dépit de l'intense mouvement d'urbanisation qui frappe la Martinique depuis une génération, la population rurale éparse renferme encore près de la moitié, 45% exactement des Martiniquais qui restent obstinément accrochés à leurs mornes" (Atlas de la Martinique). Toutefois

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