X hits on this document

411 views

0 shares

0 downloads

0 comments

130 / 158

Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)130

Ainsi la transmission des propriétés a-t-elle morcelé la terre et on a recours le plus souvent au notaire pour éviter tout conflit au sein de la famille ; cela n'empêche pas que M. "ne s'accorde pas" avec son frère, que R. est brouillé avec sa famille, car dit-elle, elle a été déshéritée par son père qui a tout vendu au profit de M ... Chose curieuse cette même M. a vendu les terres héritées de sa mère au frère du déshérité.

L'exemple de la transmission de la propriété de L.C. n'est pourtant qu'un cas d'émiettement minimal. En effet, sur ses six enfants légitimes, trois sont morts célibataires sans laisser d'enfants légitimes, deux n'ont eu que respectivement deux et trois enfants dont deux partis comme colons. Quant au sixième, Mlle M. ne sait pas ce qu'il est devenu. Ainsi donc à Grand-Boucan les descendants de L.C. figurent parmi les rares propriétaires de plus de 2 ha." (Paré, 1976, p.4-5)

Paré fait aussi remarquer que la légitimité des enfants n'est pas le seul critère utilisé dans le mode de transmission des terres. En fait une distinction supplémentaire apparait entre enfants de la mère, du père ou des deux.

Dans ce cas-ci de succession, les enfants illégitimes ont reçu chacun une petite parcelle. Il semble donc exister des exceptions à la règle qui accroissent la tendance au morcellement.

Dans cet exemple, la propriété appartenant à A fut partagée de la façon suivante :

GetH :43 ares chacune

Les 4 enfants de A :11,5 ares chacun

IetZ :10 ares chacune.

Document info
Document views411
Page views411
Page last viewedThu Dec 08 06:26:03 UTC 2016
Pages158
Paragraphs2790
Words49284

Comments