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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)134

qui proviennent en général de l'extérieur sans aucune adaptation préalable.

Enfin, le développement d'un réseau routier qui étend ses ramifications jusque dans les zones les plus reculées, en plus de bouleverser le réseau traditionnel de commercialisation des produits agricoles et des biens importés, joue en rôle important de catalyseur du changement.

En plus de ces quatre principaux réseaux de communication, l'échange migratoire vers la Métropole, le mouvement des touristes dans l'île, la venue de plusieurs organisations étrangères dont les Églises protestantes, représentent tous des canaux par lesquels les informations et les biens porteurs de changements pénètrent les campagnes et influent sur les choix, les décisions que prendront les paysans quant à l'avenir de leur exploitation agricole. Toute analyse de l'évolution de la paysannerie et de l'agriculture aux Antilles devra tenir compte de ces canaux de communication comme catalyseurs de changement et non plus considérer l'évolution du secteur agricole en fonction des seules données sur la structure foncière ou de la déstructuration du système de plantation. Ce dernier d'ailleurs ne fut pas un simple système économique mais il caractérisa aussi l'ensemble de l'organisation sociale et culturelle des "sociétés de plantations". Sa désorganisation eut donc des conséquences qui ne sont pas limitées au seul niveau économique.

4.4. URBANISATION ET RURBANISATION

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L'urbanisation est un phénomène étroitement lié à la crise du secteur primaire et au développement corrélatif du tertiaire. A la Martinique et à la Guadeloupe, il prend deux formes qui peuvent être aussi perçues comme deux phases d'un même processus : premièrement, le développement des petites municipalités de campagne qui accueillent les paysans des quartiers ruraux environnants, deuxièmement le développement de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre (phénomène de macrocéphalie) qui accueillent les migrants des villes et quartiers de commune (l'agglomération de Fort-de-France-Schoelcher est peuplée pour plus des 2/3 de personnes nées ailleurs). Le caractère transitoire de chacune des étapes de la migration qui mènent du quartier rural au bourg, puis à la capitale

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