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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)144

--accroître le revenu des agriculteurs grâce à un encadrement technique et financier approprié.  Le statut du colon partiaire par souci de justice sociale.

--mettre enfin en valeur des terres insuffisamment exploitées par l'implantation de cultures nouvelles (Voir ADEEAR, 1977, p 131).

La réalisation de cette réforme foncière était confiée à des Sociétés d'Aménagement Foncier et d'Établissement rural (SAFER) qui furent crées dès 1960 dans le but de faciliter l'élargissement des structures agricoles, procéder à l'installation de nouveaux exploitants et remettre en valeur certains terrains abandonnés afin de faciliter leur travail.. Une loi du 8 août 1962 accorda aux SAFER un droit de préemption sur l'ensemble des terres agricoles proposées à la vente. Cet organisme toutefois n’avait aucun pouvoir face aux terres que les propriétaires fonciers ne voulaient pas vendre, dont évidemment les meilleures terres agricoles. Ce droit de préemption ne s'appliquant qu'aux terres mises volontairement sur le marché par leurs propriétaires. La SAFER ne débuta réellement son travail qu'en 1966 à la Martinique. Son action, même limitée, fut sérieusement compromise dès 1970 au moment où le Crédit Agricole, bailleur de fonds des attributaires, craignant des difficultés dans le remboursement de ses prêts à long terme, bloqua son aide pour l'accession à la propriété. "Dans l'impossibilité de céder des lots à des agriculteurs sans finances, la SAFER doit consentir des ventes à des non-agriculteurs pouvant payer... Entre 1969 et 1975, 800 ha ont été rétrocédés par la SAFER" (ADEEAR, 1977, p.30). Les résultats sont que 'au cours du IVième Plan, la réforme a donc porté chaque année en moyenne sur 200 ha en Guadeloupe et sur 954 ha en Martinique ; elle a permis à 500 exploitants guadeloupéens et à 320 exploitants martiniquais d'accéder chaque année à la propriété. Au cours des 5 années du VIième Plan (1966-1970), l'objectif est de 2000 ha par an en Guadeloupe et de 1,200 ha par an en Martinique, ce qui correspond respectivement à 500 et 400 allocataires par an" (Lasserre, 1967, p.121).

Les deux principales causes de cet échec partiel du plan de réforme foncière furent d'une part l'absence de tout pouvoir permettant aux SAFER d'intégrer les terres (cultivées ou non-cultivées) des grands propriétaires fonciers (absence de

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