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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)42

hectares soit 62,35 % des propriétés d'usines, les Martiniquais (...) possèdent 10.888 ha de terres soit 23,30% des grands domaines sucriers ; quant aux Guadeloupéens (...) ils détiennent seulement 6.700 ha de ces terres soit 14,35 %' (Lasserre, 1961, tome 1 : 421). La différence fondamentale entre les deux îles réside dans le degré de la mainmise étrangère sur les terres agricoles.

Le tableau 3 ne nous fournit que des informations partielles sur l'état de la propriété foncière guadeloupéenne. Lasserre, à partir d'estimations faites pour chacune des cultures, a réussi à constituer le tableau suivant (tableau no.4). On y observe qu'avec 47.000 ha de terres sur un territoire agricole d'environ 100.000 ha, les immenses propriétés (monopole des usines), groupent 47% des terres appropriées. Une quarantaine de grandes propriétés possèdent plus de 100 ha pendant que 600 propriétaires de moyennes propriétés contrôlent 15% des terres agricoles. Enfin 16.000 petits propriétaires, soit 96% du nombre des possédants, contrôlent 30.000 ha soit 30% seulement du territoire agricole (Lasserre, 1961, tome 1 : 428). Même si les données pour chacune des îles se prêtent mal à une comparaison (à cause de la cueillette des données réalisées à des époques différentes et sur des bases différentes) on peut tout de même estimer globalement que la polarisation des terres entre grands domaines sucriers et petite propriété agricole est plus marquée pour la Guadeloupe que pour la Martinique. Ce phénomène de polarisation des terres agricoles (morcellement/concentration) observé comme processus historique, à la Martinique à partir de la comparaison des informations disponibles pour 1935, 1967, 1973 semble donc plus ancien en Guadeloupe.

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