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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)49

Il faudra se rappeler entre autres que :

a/La structure foncière martiniquaise ne fut pas fixée une fois pour toutes avec le développement des grandes plantations sucrières au 17ème siècle mais qu'elle a au contraire évolué constamment par le biais d'agression cycliques (motivées par les crises sucrières elles-mêmes cycliques) de la grande propriété contre la petite exploitation agricole.

b/Que les rapports entre les diverses classes de propriétés (grandes, moyennes ou petites) représentent à la fois des rapports de classes et des rapports ethniques.

c/Que la forte cohésion du groupe des Blancs créoles leur a non seulement permis de garder le contrôle de leurs habitations face au capital extérieur mais qu'elle a favorisé une soumission sociologique du petit paysannat noir, ethniquement infériorisé, face aux grands planteurs et au travail sur leurs habitations.

2.3. L'ÉVOLUTION DES CULTURES D'EXPORTATION

Retour à la table des matières

L'histoire récente des cultures d'exportation à la Martinique, dont la canne à sucre, la banane et l'ananas, sont les trois principales représentantes, est celle de l'abandon progressif de la production du sucre et du rhum et de l'incapacité de la banane et de l'ananas à compenser les effets de la crise de la canne sur l'agriculture martiniquaise. Les tableaux 6 et 7 illustrent ce phénomène (page suivante).

On observe qu'après avoir atteint les deux sommets de 1956 et 1963 avec respectivement 1.192.874 tonnes et 1.231.000 tonnes de canne produites, la production sucrière martiniquaise fut plongée dans une crise profonde pour ne produire que 216.394 tonnes dans la saison 1976-1977. L'augmentation de 20% de la production de rhum ne compense que très faiblement la chute dans la production du sucre, où l'on passe de 80.000 tonnes en 1960 à 14.424 en 1976-77.

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