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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)56

Distilleries

47

1,4

91.662

8,7

1.950

Martinique

3.388

100,0

1054.757

100,0

311

On remarque qu'en 1963, 2.887 petits exploitants sur un total de 3.388 fournisseurs 6,7% du total de la canne broyée avec une moyenne de livraison de 24 tonnes, ce qui sur une base de production approximative de 50 tonnes à l'hectare représente une surface moyenne cultivée d'environ 0,5 hectare.

En Guadeloupe en 1965, dit Lasserre, "14.000 planteurs de cannes à sucre sur un total d'environ 17.000 livrent aux usines moins de 25 tonnes de cannes ce qui représente une superficie récoltée moyenne de 0,6 ha par planteur. Près de 95% des planteurs (15.800 sur 17.000) livrent moins de 50 tonnes de canne, tonnage correspondant à la récolte de 1,25 ha de cannes" (1967 : 110).

La déstructuration de l'industrie sucrière aura donc plus d'impact sur la Guadeloupe que sur la Martinique, bien qu'elle fut beaucoup plus rapide et profonde dans cette dernière île. En fait, le nombre d'exploitants de moins de 3 ha cultivant la canne est passé de 1.700 en 1935 à 943 en 1972 et ce malgré un accroissement important de la petite propriété rurale. Les conséquences au niveau de la production par classe d'exploitation peuvent être déduites du tableau 10.

Le développement de la culture bananière a aussi attiré plusieurs petits exploitants agricoles comme le montre le tableau 11. Ce tableau nous indique qu'en 1963, 2.763 producteurs de bananes cultivaient 2.442 ha soit un peu moins d'un hectare en moyenne. Ce nombre est relativement important si l'on considère que dans les années 30, la production bananière était presque nulle en valeur. En fait, l'exportation de la banane est passée de 718.759 kg en 1929 à 4.547 tonnes en 1932, 19.643 tonnes en 1935 (Delawarde, 1937) et 202.643 tonnes en 1972. En 1936, les produits de la canne représentaient globalement 90% des exportations de la colonie. En 1975, 69% des exportations du département sont constituées : par la banane (48%), le rhum (12%), l'ananas (7%), le sucre (2%) (D.D.A., Martinique, 1977).

Il apparaît encore clairement ici que ce renversement des proportions dans la part des exportations est due plus à une crise profonde de la culture de la canne à sucre qu'à un remplacement de cette dernière par la banane. Cette dernière en fait après avoir couvert jusqu'à 3.000 ha en 1970 n’en couvrait plus

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