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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)62

de plus de 0,5 ha mais moins de 10 ha (nous considérerons les 11.689 propriétés de moins de 0,5 ha comme des jardins créoles et non des exploitations agricoles), 2.000 environ se livraient à la culture de la banane et 1.700 cultivaient la canne sur une partie ou la totalité de leur parcelle. Restent donc plus de 8.700 petits exploitants qui utilisent leurs terres pour les cultures vivrières-maraîchères, fourragères et l'élevage.

L'importance des cultures vivrières-maralchères pour la petite exploitation ressort encore plus clairement d'une analyse de l'utilisation des 24.880 ha de terres agricoles que couvre cette classe de propriété où l'on observe que 4.900 ha sont consacrés aux cultures de la canne et de la banane réunies pendant que 4.845 ha sont consacrés aux cultures vivrières-maraîchères (ADEEAR, 1977 : 21).

Ainsi les cultures de fruits et légumes destinés essentiellement au marché local et à la consommation domestique sont aussi importantes pour cette classe de propriétaires que les cultures traditionnelles d'exportation. Nous verrons plus loin dans ce travail toutefois qu'économiquement et socialement les cultures vivrières sont plus importantes dans la vie paysanne que les cultures d'exportation pour lesquelles d'ailleurs les résultats sont plus aléatoires et les rentrées d'argent souvent disproportionnées au travail requis et au coût de production.

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