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Raymond MASSÉ, LA FIN DES PLANTATIONS ?... (1980)83

Tableau no. 21. Importance relative des hommes et des femmes dans chaque classe de superficie (Martinique) Classe de sup.

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Classe de sup. / Sexe

- de 0,5 ha

0.5 à 3 ha

3 à 10 ha

10 à 20 ha

20 à 50 ha

50 à 100 ha

+ de 100

Ensemble

Hommes

78%

80.6%

91.6%

89.6%

94.1%

96.1%

96.9%

81.1%

Femmes

22%

19.4%

8.4%

10.4%

5.9%

3.9%

3.1%

18.9%

Ensemble

100

100

100

100

100

100

100

100

Source : Rec gé agri 73-74

Finalement d'après le tableau ci-haut, on remarque qu'un nombre relativement important de femmes (19.4% dans la classe de 0.5 à3ha et 8.4% dans celle de 3 à 10 ha) sont propriétaires de petites exploitations. Le plus souvent toutefois, elles font exploiter leur lopin par leur mari ou concubin ou les mettent en colonage.

La fermeture des usines a affecté les diverses régions de la Martinique de façon différente. Ainsi dans le centre de l'île, les propriétaires de plantation ont laissé s'installer sur leurs terres de petits cultivateurs qui lors de la saison sèche quittaient leurs jardins pour la récolte de la canne à sucre. C'est dans la région de St-Esprit, Vauclin, Rivière-Pilote, que cette dépendance des petits cultivateurs face aux plantations fut la plus grande. Toutefois, ces petits cultivateurs ont probablement moins de difficulté à se replier sur leurs lopins de terre que les habitants des c8tes sèches du Sud et des côtes caraïbes, régions déshéritées où prévalaient les migrations saisonnières, faute d'un potentiel agricole suffisant. Ces derniers comptaient d'une façon plus systématique sur ce travail saisonnier.

Avec les problèmes liés à la crise sucrière a disparu une catégorie de travailleurs agricoles qui fut très importante tout au long de l'histoire des

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