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« J'écoute surtout la radio le matin en me réveillant et avant de partir au bureau. C'est pour moi nécessaire d'avoir eu les nouvelles que tout le monde a reçues avant d'aller travailler ». Françoise B.

« J'aime beaucoup la radio, sous toutes ses formes, mais j'aimerais bien savoir pourquoi, dans les émissions entrecoupées de musique, le son des moments musicaux et de la publicité est toujours un peu trop fort par rapport à la parole : il faut aller tripoter le son et c'est bien énervant, surtout quand on est en train de faire quelque chose ! ». Antoinette P.

Benjamin Moro, un animateur hors du commun

Depuis près de 25 ans, Benjamin Mauro fait de la radio. Il débute dès 1981 avec l'avènement des radios libres : "J'ai commencé sur la radio "Mega Ouest", à la faveur d'un ami qui m'a appelé à ses côtés." C'est à partir de 1985 qu'il se lance dans la radio professionnelle en travaillant pour la petite radio IDF tenue par un homme politique. Puis il anime différentes émissions sur des radios locales dans l’Aube et dans la Marne.

Au fil de ses rencontres, il est amené à travailler pendant 9 mois sur la station Chérie FM. Après cette expérience, Benjamin Mauro participe au développement du fournisseur de programme « Résonnance ». « Résonnance fournit des contenus un peu à l’image de l’AFP qui fournit des dépêches », nous explique B. Mauro.

Dans la foulée, en novembre 1991, il fait ses débuts à l’antenne de Radio Montmartre qui deviendra Mfm pour laquelle il travaille depuis maintenant 17 ans. Depuis 4 ans, il travaille quotidiennement sur la station associative Vivre FM.

L’apprentissage des outils

Pour un animateur aveugle, l’apprentissage des outils permettant de faire de la radio n’est pas toujours évident. Cependant Benjamin Mauro a su s’adapter grâce à sa mémoire. : « J’ai appris à caler un disque à l’école, mais c’est au fur et à mesure qu’on s’adapte aux nouveaux outils. » nous explique-t-il. « Au départ, mon directeur d’antenne m’avait dit : « Benjamin on ne te laissera jamais tout seul pour gérer la technique. », mais en réalité quand à 30 ans j’ai réalisé ma première émission tout seul, j’ai éprouvé un plaisir extraordinaire… »

Benjamin Mauro reconnaît qu’avec l’apparition des commandes numériques dans les années 90, il est devenu de plus en plus difficile pour les non-voyants d’accéder à ces outils. Cependant la mémorisation du début et de la fin des morceaux permet toujours d’éviter les erreurs et les blancs, véritables bêtes noires de la radio.

La radio : un media très attrayant pour les aveugles

La radio favorise l’imaginaire, elle est un moyen d’accès à l’information très attrayant. « Avec la radio on ne subit pas de blanc, c’est plus harmonieux que la télé » explique B. Mauro. « On est comme transporté en écoutant une pièce de théâtre sur France Culture par exemple. »

Plaidoyer pour la radio libre.

La radio libre apporte du sang neuf, elle n’est pas phagocytée par la philosophie mercantile : « Elle est ce que la radio aurait toujours du rester » plaide Benjamin Mauro. « On devrait pouvoir écouter en province plus de radios libres, avec des programmes différents de ceux diffusés à Paris. ».

Qu’on se le dise - novembre - décembre 20094

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