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Maintenant à la retraite, « je recommence à faire de la radio libre. Il y a plein de choses à faire à la radio, ce n’est pas uniquement faire de l’information et passer des disques ». Et Benjamin de continuer : « la nuit, à Radio Montmartre, je faisais lire des poèmes et chanter des gens, c’était quelque chose de plus gouleyant. ».

Selon lui, la radio est le dernier espace social où l’on peut donner, pas forcément pour aller dans le sens de tout le monde. Mais la radio devrait rester ce dernier lieu d’échange et de gratuité si essentiel à la société.

Le journalisme à la radio : Sophie Massieu-Guitoune

Sophie Massieu nous raconte son parcours de journaliste non voyante : « J’ai suivi une formation pour être journaliste au CFJ pendant 2 ans. ». Le CFJ, centre de Formation des journalistes est une école de journalisme située à Paris qui forme à l’ensemble des médias, presse, radio et télévision. Laetitia Bernard, autre journaliste aveugle, a également été élève au CFJ.

La radio, comme tremplin à sa carrière

En 2002, Sophie Massieu travaille pour une radio associative « Euro FM », dans laquelle elle effectue 9 mois de stage dans le cadre de son cursus de formation pour devenir journaliste. Par la suite, de 2003 à 2005, elle réalise des chroniques sur France Info, France Inter et RFI. « Ma chronique sur France info s’appelait « Et si nous aussi », c’était une chronique qui traitait du handicap. » « J’ai travaillé pendant 13 mois sur France Info pour remplacer une journaliste en congé maternité ». En parallèle, Sophie Massieu est chroniqueuse dans l’émission « L’École des savoirs » sur RFI. Sa chronique traitait de sujets socio-culturels, de social, de handicap.

Cependant l’activité principale de Sophie Massieu a toujours été la rédaction d’articles de presse. « J’allais à la radio pour m’amuser, ça avait un côté très ludique, un peu comme un jeu. J’aimais beaucoup le côté interactif de la radio surtout lors des directs sur France Inter ou sur RFI. Le rapport direct que l’on a avec les gens. » « À l’inverse, sur France Info je faisais une chronique enregistrée à l’avance, quelque chose de très précis et minuté, c’était un peu plus triste mais agréable quand même. »

Le journalisme, autrement

En 2003, Sophie Massieu publie un livre intitulé : « Il n’y a que braille qui m’aille ». Dans ce livre elle décrit d’une manière savoureuse et drôle 300 mots qui concernent le handicap visuel.

Aujourd’hui, Sophie Massieu travaille à l’Association des Paralysés de France. Elle est rédactrice en chef du journal « Faire Face », le mensuel destiné aux abonnés. « Ce journal traite de l’actualité et de l’information générale liées au handicap moteur. » Le blog du journal, disponible à l’adresse suivante : www.faire-face.fr, est très accessible pour les utilisateurs de lecteur d’écran et il comporte des actualités au sujet de tous les types de handicap.

À 33 ans, Sophie Massieu continue à rédiger des articles en parallèle de son activité de rédactrice en chef de « Faire Face ». Quand on lui parle de son avenir, elle nous confie : « Je ne cherche pas à refaire à tout prix de la radio, je préfère attendre de voir les opportunités qui se présentent. En tout cas, si je refais de la radio, ça sera de l’info et non de l’animation. Je garde un bon souvenir des chroniques que j’ai pu faire à la radio, et c’est plus en accord avec ma formation, je ne suis pas animatrice. » nous confie-t-elle.

Qu’on se le dise - novembre - décembre 20095

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