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« Conduites transgressives, cas cliniques et dysfonctionnements familiaux » - page 16 / 31

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Formation avril 2008 hôpital de Thuir

     Les quatre enfants sont vifs, éveillés, intelligents, chaleureux, aux personnalités distinctes, allant du tendre au rebelle. On sent une fratrie soudée dans l’épreuve, dans l’espoir aussi que justice leur soit rendue. Il n’y a pas d’effet de groupe à type d’exaltation collective, sur fond de bourrage de crâne de la mère. C’est une invention de cette femme expert en collusion avec les intérêts du père. Chaque enfant exprime individuellement, avec sa sensibilité, avec des nuances aussi, un attachement profond à la mère, une crainte, un rejet pour certains du père : les mots de ce dernier, ses gestes, ses menaces d’emprisonner leur mère, ses mensonges, l’incompréhension de ses comportements à leur égard les embarrassent à tout le moins, témoignant assurément d’une grave incompréhension.

      Le bénéficiaire en est le beau-père image masculine adulte rassurante, qui rend la mère heureuse, et leur fait passer des journées tranquilles, sereines et agréables.

     Contre le premier avis judiciaire du T.G.I de Beauvais, le T.G.I de Rennes fort des trois dernières contre-expertises n’a pas voulu poursuivre une précarisation de la situation des enfants placés en foyer et en famille d’accueil. Au grand dame des éducateurs de l’A.S.E  qui n’avaient en rien saisi de la problématique du système familial, restant sur un principe général un enfant doit voir ses deux parents, même si l’un est violent et immature !

      La garde a été en février 2006 confiée à la mère après une recrudescence durant ces deux ans de placement de tics, d’énurésie, d’anorexie, de fugues chez ces enfants dont le niveau d’efficience mentale est élevé et dont les capacités cognitives sont prometteuses. Le père à un droit de visite médiatisé en un lieu neutre. La mesure A.E.M.O permettant d’évaluer la pertinence du nouveau dispositif de vie. Le travail thérapeutique a porté ses fruits à quatorze mois de distance les principaux symptômes ont disparu progressivement, chaque enfant module son positionnement au père ainsi l’aîné phobique le voit seul le week-end mais de façon irrégulière, les autres enfants restent encore à distance mais acceptent de dialoguer avec lui de leurs ressentis face aux traumas du passé. Le père souffre mais est plus conscient des dégâts occasionnés par son immaturité et ses attentes narcissiques. Le dialogue avec la mère est moins agressif, seuls les éducateurs ASE de Rennes et de l’A.E.M.O de l’Oise restent sur des attitudes normatives ne prenant pas en compte la sensibilité des enfants qui ne voient pas en eux d’adulte responsable et en qui ils pourraient avoir confiance.

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