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l'échange. Dans la culture andine, c'est la coca qui remplit ce rôle. C'est une marque de confiance, une carte de présentation, une preuve de bonnes intentions. Si un Indien te considère comme un ami, il doit t'offrir de la coca. La coca est présente dans toutes les activités publiques et privées de la communauté .

La Coca : une plante miracle

A  la différence du maïs ou du riz, principales productions agricoles de l’Amérique du Sud tropicale, la coca est particulièrement bien adaptée aux fortes pentes et aux sols pauvres de la zone du Chapare proche de Cochabamba en Bolivie. De plus, elle offre trois à quatre récoltes par an. C’est une plante très résistante aux parasites et aux maladies, aisément transportable et son marché local est stable.

La coca contient quelque 14 alcaloïdes (substances organiques basiques d'origine végétale possédant une puissante action physiologique) différents, dont la cocaïne à hauteur de 0,5 à 3 %. En mastiquant la feuille de coca, on extrait un peu de cette cocaïne, celle-ci se retrouve dans le sang, mais à un taux très faible. On peut également extraire la cocaïne par un procédé chimique pour s'en servir dans la fabrication de médicaments ou de drogue. La cocaïne, dans son usage toxicomaniaque, est une drogue stimulante elle s'accompagne du contrecoup de la descente. Avec l'acullicu, on a l'effet stimulant avec un apport non négligeable en vitamines et en aliments concentrés.

Scientifiquement, c'est un stimulant, pas un narcotique. Elle ne crée pas de dépendance, la coca est différente de la cocaïne, comme le raisin est différent du vin. Les gens qui mastiquent de la coca n'ont pas de caries. Et pour les gens pauvres qui travaillent beaucoup, elle diminue la faim et augmente la résistance physique, tout en alimentant la personne.

100 grammes de coca bolivienne suffisaient largement à satisfaire les besoins journaliers en calcium, fer, phosphore, vitamines A et B2. Contrairement à la croyance populaire, le coup de fouet que procure cette plante ne vient pas de son 0,5 % de cocaïne - qui est en fait détruit par la salive dans le tube digestif - mais de la transformation de ses hydrates de carbone en glucose et de son effet stimulant sur l’appareil respiratoire.

La Convention de Genève, considère la feuille de coca comme un stupéfiant, au même titre que la cocaïne, l'héroïne, l'opium, mais un récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) démontre que dans son état naturel, elle n'est pas nocive pour la santé. L'université de Harvard affirme même que ce serait un des meilleurs aliments au monde. Pourtant, par intérêt géopolitique, on continue à tenter d'éradiquer cette plante.

La coca : dans l’industrie 

On trouve déjà en Bolivie trente produits à base de coca , qui vont du shampoing au dentifrice et passant par différents médicaments,  tout une gamme de pastilles. Pour les défenseurs de la plante, il s’agit là d’un potentiel considérable : on pourrait sauver le gagne-pain de plusieurs milliers de paysans pauvres en la commercialisant à l’Ouest. Or la seule société qui a réussi à contourner l’interdiction, c’est l’américain Stepan, qui - ironie suprême - importe en toute légalité 175 000 kg de coca du Chapare chaque année pour fabriquer, entre autres choses, un arôme décocaïné pour Coca-Cola.

La drogue :

Selon un rapport sur les drogues dans le monde, présenté au siège de l'ONU, environ 180 millions de personnes consomment de la drogue dans le monde, soit 3% de la population mondiale, ou encore 4,2% des personnes âgées d'au moins 15 ans. Ils consomment essentiellement du cannabis (144 millions de consommateurs), des stimulants aux amphétamines (20 millions), de la cocaïne (14 millions) et des opiacés (13,5 millions dont neuf millions d'héroïnomanes).

Il existe principalement trois types de cultures illicites dans le monde : la coca, le pavot, le cannabis. Il faut, par exemple, 10 kg d'opium pour fabriquer 1kg d'héroïne pure et 400 kg de feuilles de coca pour fabriquer 1kg de cocaïne.

La cocaïne, est une invention européenne. En 1880, le chimiste allemand A. Niemman en extrait le premier un des alcaloïdes, la cocaïne, utilisée comme anesthésiant oculaire et dentaire. Dans les années 80, les Etats-Unis consommaient plus de la moitié de la cocaïne produite dans le monde alors que ses habitants ne représentent que 5 % de la population mondiale. Ils dépenseraient chaque année quelque 50 milliards de dollars pour se la

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