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GUIDE PRATIQUE D'AUDIT

Du fait de la direction de l'entité :

  • -

    pouvoirs réunis en une seule main, pas de comité d'audit,

  • -

    déficiences majeures du contrôle interne non corrigées,

  • -

    rotation importante des personnels comptables et financiers,

  • -

    sous-effectif des services comptables et financiers,

  • -

    changement fréquent de conseils (avocat, expert comptable).

Du fait de l'existence d'opérations inhabituelles :

  • -

    opérations ou traitements comptables complexes,

  • -

    transactions avec des parties liées,

  • -

    paiement de services à des tiers pour des montants ou des raisons inexpliqués.

Du fait de traitements comptables ou informatiques inadaptés :

  • -

    engendrant des opérations de régularisation nombreuses, ou des soldes

injustifiés,

  • -

    altération ou disparition de documents

  • -

    évolutions inexpliquées de ratios ou de soldes,

  • -

    outil informatique périmé ou non maintenu,

  • -

    évolutions informatiques non maîtrisées ou non documentées.

Conséquences du risque de fraudes et erreurs

Dans tous les cas, l'auditeur, qui perçoit un risque d'erreur ou de fraude, doit adapter son plan de travail en conséquence et faire preuve de son esprit critique dans l'interprétation des éléments probants relevés. Tant les arguments conduisant à la révision du plan de mission, que les modifications apportées à celui-ci, doivent être matérialisés dans le dossier.

La gravité des faits découverts peut conduire, le cas échéant, l'auditeur à en tenir compte dans l'expression de ses conclusions et à envisager des communications destinées à la direction ou au gouvernement d'entreprise, voire aux autorités de contrôle légal (dans les limites du respect du secret professionnel).

Enfin, si l'auditeur se trouve en situation de considérer que sa mission ne peut se poursuivre dans des conditions normales, il doit, au regard de sa responsabilité professionnelle, s'interroger sur la faculté de démissionner de ses fonctions ; dans ce cas, les raisons le conduisant à cette situation doivent être portées à la connaissance du gouvernement d'entreprise et des autorités de contrôle compétentes le cas échéant.

Une telle situation conduira l'auditeur à informer son successeur pressenti des motifs de sa décision.

ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES DU MAROC - document élaboré par Michèle CARTIER LE GUERINEL

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