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GUIDE PRATIQUE D'AUDIT

usage de cet outil et il justifiera alors du recours à d’autres techniques de remplacement. Clients, fournisseurs, banques, avocats sont des tiers habituellement concernés par ces demandes. Elles peuvent également viser les sociétés de crédit bail, les tiers ayant des stocks en dépôt.

Limites de la confirmation directe

Les limites majeures rencontrées lors de la mise en œuvre de cette technique sont liées au taux de réponse et à la qualité des réponses. Une grande attention doit être portée à la préparation des demandes tant en cible qu’en rédaction, selon l’objectif recherché.

Démarche de confirmation directe

  • -

    La circularisation s’effectue en général à la date de clôture des comptes

annuels de l’entreprise ; elle peut cependant être opérée à tout moment ; dans tous les cas, la période de référence choisie doit être indiquée clairement sur la demande.

  • -

    La sélection des tiers circularisés doit permettre d’avoir un niveau de

réponses suffisant pour donner un caractère probant à la démarche ainsi engagée : donc un nombre de tiers et des valeurs concernées représentatives (en mouvement ou en solde). Ceci ne doit cependant pas conduire à privilégier une sélection sur la base uniquement de soldes importants par exemple ; ainsi, des soldes inversés ou des soldes à zéro peuvent valablement être incorporés à l’échantillon retenu.

  • -

    L’auditeur doit soumettre la liste des demandes qu’il envisage d’envoyer à

l’entité afin d’obtenir son accord ; en cas de désaccord, il mettra en œuvre des moyens compensatoires d’investigation (mais qui n’auront en aucun cas la même force probante) et appréciera s’il y a lieu l’incidence sur sa mission en terme de limitation.

  • -

    Les demandes peuvent être « ouvertes » (seule la nature des informations

sollicitées est indiquée au tiers) ou « fermées » (la nature et le montant de la confirmation sont communiquées au tiers) ; ces dernières permettent en général d’obtenir un taux de réponse plus satisfaisant mais ne conviennent pas à tous les tiers et surtout ne permettent pas d’obtenir certaines indications qui pourraient enrichir la qualité du contrôle.

ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES DU MAROC - document élaboré par Michèle CARTIER LE GUERINEL

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