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différents partenaires. A mi-parcours, il lui sera demandé de faire le point sur ce volet. Pour cela, il ira à la rencontre des partenaires pour s’enquérir des difficultés rencontrées ou des particularités nationales. De ce fait, au besoin, les méthodes de collecte et/ou d’exploitation pourront être réadaptées.

Pour l’exploitation des collections historiques l’Herbier de l’IFAN en est le point de départ. En effet, la localisation, la saisie, la numérisation et le géoréférencement des parts renfermant des informations ethnobotaniques sont sous sa responsabilité de même que l’accessibilité des ces informations pour les différents partenaires pour mener à bien l’étude diachronique. Cette dernière partira des informations disponibles sur les parts d’herbiers, pour évaluer après 60 à 70 ans, l’évolution d’une part, des savoirs traditionnels et les raisons de cette évolution et d’autre part, celle de la végétation dans ces localités. D’où la nécessité, d’organiser un atelier de démarrage du projet dans un des pays partenaires (de préférence au Bénin ou au Mali d’où proviennent l’essentiel des récoltes de Laffitte entre 1935 et 1940 (Guèye et al., 2007).

Le laboratoire de Botanique de l’IFAN (M. GUEYE), le laboratoire d’écologie végétale de l’UCAD (L. E. AKPO) et la Facultés des Sciences Economiques et de Gestion de l’UCAD (J. CABRAL) au Sénégal, l’Institut d’Économie Rurale (M. KOUYATE) et l’UPR 36 "Ressources forestières et politiques publiques » du CIRAD (M. BIRNBAUM P.) au Mali, la Direction du Centre National de Gestion des Aires Protégées de la Guinée (M. OULARE) et le laboratoire d’écologie appliquée de l’Université d’Abomey-Calavi du Bénin (M. SINSIN) seront responsables dans leur pays respectif de cette étude évolutive des savoirs traditionnels et de la végétation. Ils effectueront les inventaires et la collecte des informations ethnobotaniques et socio-économiques à ce sujet au niveau des différentes localités qui seront ciblées. Ils se chargeront aussi de leur exploitation. Le recueil de données se fera à partir d’une fiche d’enquête ou guide d’entretien commun comme ci-dessus indiqué.

Les méthodes d’inventaire (taille des transects lors des enquêtes ethnobotaniques semi-quantitatives) et d’exploitation des données seront communes pour tous, afin de faciliter les échanges entre partenaires. Dans chaque site retenu nous établirons le maximum de parcelle de 1ha à proximité des habitations sur un rayon de 5km à la ronde. Cela n’exclut pas, que de petites variantes puissent être tolérées pour certains écosystèmes. Aussi, les méthodes

Afin de mieux renseigner certaines expéditions botaniques d’importance régionale, M. GUEYE effectuera un séjour d’un mois à l’Herbier du MNHN de Paris et visitera l’Herbier d’Afrique (Bénin, Guinée, Mali et Sénégal).

Vu l’importance ethnobotanique de ces collections, l’acquisition et le développement d’outils de valorisation des différentes données disponibles au niveau des parts seraient une forte contribution aux multiples initiatives relatives à la gestion durable de la biodiversité. Nous comptons y parvenir en nous appuyant sur notre étroite collaboration avec l’Unité de service Biodival (US 084) de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) qui nous soutient dans ce sens depuis 2000. Ce partenaire nous sera aussi d’un grand apport aussi bien sur l’élaboration de la fiche ou guide d’entretien ethnobotanique que sur l’exploitation de données ethnobotaniques au regard de sa grande expérience dans ce domaine en Amérique du Sud notamment en Guyane et en Bolivie. Lors de leurs missions prévues dans ce projet, les partenaires de l’US 084 effectueront certaines missions de terrain avec les équipes locales.

Le MNHN de Paris est un partenaire de choix dans ce projet car disposant de l’essentiel des récoltes africaines. En plus, depuis 2000 le MNHN envoie souvent à l’Herbier de l’IFAN des doubles de récoltes africaines et parfois même des types. La visite de l’Herbier Afrique prévu dans ce projet s’intègre bien dans cette collaboration. Le MNHN (M. FLORENCE J.) participera dans le choix des méthodes d’inventaire (taille des parcelles) et d’exploitation de données. Il participera à certaines missions de terrain lors de leurs séjours en Afrique (Bénin, Guinée, Mali et Sénégal).

Comme indiqué ci-dessus, les données et les échantillons collectés dans le cadre de ces deux projets (Carapa Aubl. en afrique de l’Ouest et celui-ci) seront centralisés au niveau de l’Herbier de l’IFAN qui sera responsable de leur gestion selon les normes internationales notamment leur saisie dans la base de données RIHA (Réseau Informatique des Herbiers Africains). Toutefois, chaque partenaire se chargera de la gestion temporaire (un an maxi) de ses récoltes. Une fois envoyées, L’IFAN veillera à leur saisie

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