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Description

1. Contexte et justification

Analysez le contexte dans lequel s’inscrit le projet

Les ressources végétales, qu’elles soient naturelles ou cultivées, jouent un rôle fondamental dans la survie et le développement de ces populations rurales. Mais au-delà de la disponibilité de ces ressources, il importe de connaître les modes de gestion de l’aménagement des territoires afin d’évaluer l’adéquation entre d’un coté le prélèvement effectué dans le domaine naturel et de l’autre l’intensification des terres cultivées.

Aujourd’hui nous disposons de peu d’information quant à la répartition des prélèvements effectués entre d’un coté les espèces sauvages directement prélevées sur leur milieu et de l’autre les espèces cultivées dont l’exploitation s’effectue au dépend de la flore naturelle. L’emprise agricole augmente de plus en plus au détriment des espaces naturels et menace les espèces sauvages utiles qu’ils abritent, en même temps que les savoirs associés. Les espèces les moins connues sont généralement abattues et les savoirs qui les entourent avec, pour faire place aux cultures. A l’opposé,  les espèces naturelles les plus connues et les plus utilisées font l’objet de protection (maintien dans les cultures, en jardin de case, parcs, haies vives, etc.) notamment en Guinée Conakry où les populations ont développé des systèmes agroforestiers intermédiaires autour des systèmes traditionnels de plantations (Café, Cola, Cacao) dans lesquels les essences forestières occupent une place importante. Un déséquilibre important apparaît entre la domestication des espèces par les populations rurales et le domaine naturel qui lui ne profite d’aucune mesure de protection ni de gestion communément partagée.

La répartition entre les ressources disponibles et les besoins des populations reflète-t-elle la répartition actuelle des différents milieux (savanes, plantations, îlots forestiers) ? En d’autres termes, l’impact des pratiques de la population rurale sur les principales ressources végétales sauvages, est-elle en accord d’une part, avec ses besoins en produits forestiers ligneux et non ligneux et d’autre part avec une préservation des savoirs traditionnels acquis depuis des millénaires ?

Pour répondre à ces questions, en parallèle aux études de terrain nécessaires, nous proposons d’utiliser et d’exploiter les collections figurant dans les grands herbiers nationaux, qui fournissent des données précises, datées, géoréférencées, sur les ressources, et pour bon nombre de spécimen d’herbiers des informations sur leurs usages, elles aussi datées référencées, qui peuvent servir de références.

L’Herbier de l’IFAN, en raison de son histoire occupe de ce point vu une place particulière. En effet, à sa création (1941), 5 ans après la création de l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN) (actuellement Institut Fondamental d'Afrique Noire), l’objectif principalement visé était la constitution

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