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les activités d’exploitation des plantes traditionnelles. La problématique de la préservation de la diversité soulève certaines interrogations : quelles sont les pratiques culturelles et économiques associées aux zones à potentiel phytogénétique?

L’Herbier de l’IFAN est un potentiel phytogénétique et ethnobotanique des plantes de la sous-région. Dispersés dans les collections, les informations sur les savoirs traditionnels relatifs à la végétation d’Afrique francophone, principalement de  l’Ouest, sont cependant difficiles à utiliser et à exploiter de manière organisée et systématique. Aussi convenait-il  de mettre en place, à l’échelle sous-régionale des outils nécessaires  à la gestion de ces données. Ainsi, le projet vise la valorisation des savoirs traditionnels accumulés depuis des décennies sur la phytobiodiversité dans les grands Herbiers africains notamment celui de l’IFAN en rendant accessibles les informations recueillies sur les plantes africaines. Cela se fera en cohérence avec les actions similaires conduites dans les Herbiers du Nord qui gèrent des collections africaines. Les données d’usage figurant sur les herbiers, notamment les données de Laffitte (Guèye et al. 2007) recueillies et informatisées seront confrontées aux données collectées sur les mêmes terrains quelques 60 à 70 années plus tard. Il permettra d’évaluer au niveau de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Guinée, Mali et Sénégal) le niveau de conservation d’une part, des savoirs traditionnels et d’autre part, de la phytobiodiversité. En d’autre termes, dans les zones traditionnelles d’utilisation des plantes à diverses fins (pharmacopée, alimentaire, vétérinaire etc.) (Guèye et al., 2007) la phytobiodiversité et ses corollaires sont-ils bien conservés ?

3. Résumé

Donnez ici une description résumée du projet (environ une demi page en Times new roman 12, interligne simple)

L’importance de ressources végétales naturelles ou cultivées n’est plus à démontrer surtout en milieu rural où, le plus souvent, elles jouent un rôle fondamental dans la survie et le développement des populations. En effet, les végétaux ont toujours profité et profitent encore aux populations rurales détentrices d’un patrimoine inestimable et qui bénéficient d’une grande variabilité de ressources biologiques utiles et bien souvent indispensables à leur survie à tout point de vue : médicinale, alimentaire, bois d’œuvre et de feu, perches etc. Parallèlement l’impact (positif et négatif) de leurs pratiques sur la végétation peut avoir des conséquences très importantes sur la durabilité des écosystèmes dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Ainsi, il nous a paru nécessaire de caractériser de manière quantitative et qualitative la relation qui lie l’environnement forestier avec les populations locales. Le présent projet de recherche vise donc, aussi bien à évaluer la diversité des espèces utiles et la relation entre la rareté/abondance d’une espèce végétale et son utilité pour les populations rurales qu’à sauvegarder tout un patrimoine et savoir-faire menacés. En même temps, une étude diachronique sur la conservation d’une part,  de la phytobiodiversité et d’autre part, des savoirs traditionnels afférents à cette diversité biologique sera menée. Pour cette dernière, nous exploiterons les collections historiques conservées dans les Herbiers notamment celui de l’IFAN.

Créée en 1941 (5 ans) après l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN) (actuellement Institut Fondamental d'Afrique Noire), l’objectif principal de l’Herbier de l’IFAN, était la constitution d'une collection de toutes les espèces végétales de l'Afrique Occidentale Française (AOF), puis de toute l'Afrique francophone, ensuite de toute l’Afrique continentale et insulaire. Il centralisait donc l’essentiel des activités botaniques dans l’ancienne métropole française. Ainsi, de par son ancienneté et, les différentes expéditions botaniques qu’il a eues à accueillir, l’Herbier l’IFAN renferme des d’échantillons avec des informations sur les savoirs traditionnels africains. De ce fait, il constitue un potentiel phytogénétique et ethnobotanique des plantes de la sous-région. En effet, on y retrouve des collections historiques, issues des grandes missions d’inventaires, menées à l’époque dans toute l’AOF (Guèye et al., 2007). Ce fut le cas de la première « Mission d’étude de la pharmacopée indigène » menée entre 1935 et 1940 par Laffitte. La confrontation de ces données historiques avec celles recueillies dans le cadre de ce projet à l’aide d’enquêtes ethnobotaniques libres et semi-quantitatives, nous permettra d’estimer 60 à 70

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