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ans après le niveau de préservation de la végétation et des connaissances autochtones.

4. Méthodologie

Précisez la (les) méthodes qui seront utilisées pour conduire les différentes activités du projet (environ une page en Times new roman 12, interligne simple)

Nous adopterons une approche comparative s’appuyant sur trois méthodes complémentaires. 1enquêtes ethnobotaniques libres et semi-quantitatives 2enquêtes ethnobotaniques semi-quantitatives 3étude diachronique par l’exploitation des données d’usages figurant sur les collections d’herbiers historiques, en recherchant et vérifiant sur le terrain, l’évolution des savoirs recueillis par Laffitte, servant de référentiel d’usage daté et localisé précisément.

1) Les enquêtes ethnobotaniques libres et semi-quantitatives nous permettrons d’évaluer les connaissances ethnobotaniques de chaque localité. Comme Reyes-Garcia et al. (2005) il s’agira, pour chaque localité, de demander à un échantillon représentatif de dresser la liste de toutes les espèces de la zone ayant un usage. Les différents usages rapportés seront ensuite classés en différentes catégories. Nous essaierons également d’apprécier le niveau des connaissances ethnobotaniques individuelles d’un certain nombre d’habitants de la zone appartenant à différentes classes d’âge. Ceci se fera à partir de la liste précédemment élaborée. A chaque fois, une liste de plantes sera tirée de façon randomisée de la première la liste et il sera demandé à chacun, de dire dans quelle catégorie d’usage la plante est exploitée. Pour chaque plante, les interviewés auront le choix entre plusieurs options (Reyes-Garcia et al., 2004). La technique des entretiens ouverts semi-structurés sera utilisée. Les conversations anodines ou occasionnelles seront aussi utilisées. Ces dernières permettent d’estimer les connaissances et de solliciter les réponses (Martin, 1995). La cohérence des informations sera vérifiée selon la technique de confrontation des données de El Rhaffari et al. (2002). Des classes d’utilisations des espèces seront établies en s’inspirant de la méthode présentée par Van den Eynden et al. (1994). Une visite de terrain sera également sollicitée afin de récolter toutes les espèces citées.

Une attention sera aussi accordée aux plantes toxiques. En effet, dans une région où l’automédication par les plantes est largement pratiquée, il nous paraît nécessaire de vérifier si le processus d’acculturation qui touche toutes les communautés a une incidence sur la fréquence des intoxications végétales, par suite du non-respect des méthodes de préparations traditionnelles et des erreurs d’identification des végétaux.

2) Les enquêtes ethnobotaniques semi-quantitatives seront menées sous la forme de transects recouvrant les différents milieux (savanes, parcs agro-forestiers, plantations, îlots forestiers) situés en périphérie des zones d’habitation des sites retenus. Nous établirons la liste des espèces utilisées, le type d’usage, et leur fréquence relative en relation avec la distance au village. Pour chacune de ces espèces nous établirons ainsi la probabilité de la rencontrer dans le milieu et l’effort nécessaire pour sa collecte en relation avec l’importance pour les populations locales. Nous solliciterons également entre dix et quinze herboristes reconnus dans la zone afin d’identifier avec eux les différentes espèces présentes dans nos parcelles. Les des herboriste seront proposés par les autochtones sur la base de leur expertise avérée.

Nos résultats seront comparés aux données de la littérature et de l’Herbier IFAN. On déterminera la valeur d'usages de chaque espèce, l’index d'Accord sur les remèdes, le niveau de fidélité (popularité d’une espèce de plantes pour un usage donné), l’indice écologique pour estimer la diversité de connaissance (Begossi, 1996). Toutes les espèces rencontrées feront l’objet d’une récolte d’échantillons d’herbiers. Enfin, dans certaines zones, comme dans le département de Kédougou, les transects pourraient couvrir des îlots forestiers comportant le Carapa. Dans ce cas, les inventaires effectués seront exhaustifs dans le but de les intégrer dans l’autre projet FSP-Sud-Experts-Plantes (N° 362) soumis et portant sur le genre Carapa Aubl. en Guinée, au Mali et au Sénégal. Nous intéresserons aussi aux principales activités socio-économiques de chaque site.

3) Pour l’exploitation des collections historiques, tous les paniers de l’Herbier de l’IFAN ont été visités et les récoltes consultées. Tous les spécimens renfermant une ou des informations sur les usages,

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