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ont été extraits des paniers et saisis dans la base de données. Elles devront être numérisées et déposer dans une banque d’images exploitable dans le cadre de leur valorisation.

Pour la suite de l’étude diachronique, nous nous appuierons essentiellement sur la première « Mission d’étude de la pharmacopée indigène » du Colonel Numa Laffitte qui est d’une importance régionale certaine (Guèye et al., 2007). L’Herbier du MNHN ( Muséum National d’Histoire Naturelle) de Paris sera visité afin de disposer du maximum de spécimens et de mieux renseigner cette mission. Au cours de ce séjour nous observerons les herbiers de la Côte d’Ivoire, du Bénin (anciennement Dahomey), de la République de Guinée, du Mali et du Sénégal car ce sont les pays visités lors de ladite mission. Toutes les récoltes afférentes à cette mission seront extraites et saisies dans la base de données.

Une fois la saisie informatique terminée nous procéderons à l’exploitation des informations en utilisant quelques unes des procédures disponibles dans le logiciel RIHA. Le filtrage des récoltes par collecteur permet d’afficher sous forme de tableau toute la liste des spécimens saisis renfermant des informations sur les usages de l’espèce. A partir de cette liste, nous établirons une hiérarchisation des usages. Les gazetiers des différents pays concernés seront récupérés pour le géo-référencement de tous les savoirs recueillis.

Le choix des zones d’enquête se fera à partir des différentes localités prospectées par Laffitte entre 1935 et 1940 (Guèye et al., 2007). Ainsi, il sera tenu compte du nombre d’échantillons issus de la zone et du nombre d’usages liés aux ethnies de la localité ou du pays (Guèye et al., 2007). Une attention particulière sera accordée aux ethnies transnationales et aux usages rapportés de plusieurs pays et/ou d’ethnies diverses. Les enquêtes nous permettront aussi de vérifier si les espèces existent toujours dans les lieux de collecte 60 à 70 ans après, si les ethnies en font toujours le même usage et pourquoi, si c’est le même nom qui désigne toujours cette espèce. Ces informations nous édifierons d’une part, sur l’évolution diachronique des espèces, sur le niveau de conservation des savoirs traditionnels et sur les raisons de son évolution. Un atelier régional de démarrage sera organisée et mise à profit, aussi bien pour le partage des résultats préliminaires (Guèye et al., 2007) que pour le choix des sites d’étude. Il sera co-organisé avec les membres du projet « FSP 362 » portant sur « Carapa Abl. en Afrique de l’Ouest (362 », coordonné par M. Birnbaum du CIRAD au Mali.

Les données d’inventaires et les échantillons collectés dans le cadre de ce projet seront centralisés auprès de l’Herbier de l’IFAN de Dakar et seront gérés selon les normes internationales notamment dans la base de données du Réseau Informatique des Herbiers Africains. Certaines parts seront envoyées aux Herbiers partenaires et à d’autres grands Herbiers dans le monde.

5. Activités

Donnez une description structurée et détaillée de l’organisation et des activités du projet (maximum 6 pages en Times new roman 12, interligne simple).  Précisez le rôle de chaque partenaire.

Tout d’abord, rappelons que le choix des sites d’étude se fera lors d’un atelier régional. Pour cela, nous nous appesantirons sur les différentes localités qui ont été prospectées par Laffitte il y a environ 60 à 70 ans, afin de mieux asseoir notre approche diachronique de la conservation de la phytobidiversité et des savoirs traditionnels. Le nombre de site par pays tiendra compte d’une part, de l’importance relative des localités visitées par pays et d’autre part, l’accessibilité des sites, des ethnies et de la diversité des usages rapportés. Ensuite, dans certains pays, nous essaierons autant que possible de tenir compte de la  connectivité des deux projets (le projet genre Carapa Aubl. en Afrique de l’Ouest N° 362 et ce présent projet). A cet effet, un atelier régional de démarrage des deux projets (s 362 et 361-366) sera co-organisé.  Dans chaque site les membres du projet effectueront des missions de collecte de données et d’inventaire. Nous mettrons l’accent sur un système de missions pluridisciplinaires (ethnobotaniste, écologue, économiste etc.). De telles missions renforceront la cohésion de l’équipe et permettront une résolution rapide des contraintes.

Pour le présent projet le Laboratoire de Botanique de l’IFAN sera chargé de la coordination des activités ethnobotaniques. Il élaborera à cet effet un guide d’entretien, qui sera soumis à l’approbation des

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