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LE SECTEUR PRIMAIRE

Malgré les conditions climatiques défavorables du mois de décembre, l’année 2006 se serait achevée sur un net redressement des activités agricoles, profitant de la progression de la récolte de la plupart des cultures, notamment les céréales et les légumineuses. Les dernières estimations du Ministère de l’Agriculture portent sur une production céréalière de l’ordre de 93 millions de quintaux. La production de l’élevage se serait également consolidée. En outre, le volume de céréales commercialisées a progressé de 57% sur les six derniers mois de l’année 2006 par rapport à la même période de la campagne précédente. En revanche, leurs importations ont chuté de 46,2% durant la même période en 2006.

Quant au secteur de la pêche, sa situation reste caractérisée par un faible niveau des tonnages débarqués avec un repli du volume des débarquements de 16,2%. Cependant les exportations des produits de la pêche ont augmenté de 12,3%, procurant des recettes atteignant 9,3 milliards de dirhams à fin 2006.

LE SECTEUR TOURISTIQUE

En 2006, le flux touristique à destination du Maroc a nettement progressé et a avoisiné les 6 millions de visiteurs dans le cadre de la stratégie « 10 millions de touristes en 2010 ».

En effet, le tourisme a affiché une bonne performance au cours des onze premiers mois de 2006, puisque les arrivées et les recettes touristiques connaissent une tendance à la hausse (respectivement +9,3% et +26%). Le renforcement de la desserte aérienne nationale et les actions de promotion menées et ciblées, selon les marchés émetteurs, ont permis de drainer un surplus de touristes étrangers vers le pays. Néanmoins, le ralentissement de la croissance des nuitées (7,1% en 2006, contre 16,2% en 2005) a tempéré la bonne tenue du secteur touristique marocain, sous l’effet de la faible performance enregistrée au niveau du tourisme intérieur et du marché français.

LES ÉCHANGES EXTÉRIEURS

Au terme des onze premiers mois de l’année 2006, la demande étrangère adressée au Maroc s’est renforcée de 9,2%, en variation annuelle, profitant d’un environnement international relativement favorable. La vigueur des exportations (13,1%) par rapport aux importations (10,1%), au terme des onze premiers mois de l’année, a permis de réduire le creusement du déficit commercial (6,9% contre 24,9%) et d’améliorer le taux de couverture de 1,4 point, pour s’établir à 53,8% en 2006.

La hausse des importations provient à hauteur de 94,8% des achats hors pétrole dont notamment celles des demi-produits, des biens d’équipement et des produits de consommation.

La hausse des exportations a concerné essentiellement les ventes hors phosphates et dérivés qui ont réalisé une progression de 9,6 milliards de dirhams, dont 3,5 milliards de dirhams provenant des ventes des produits finis de consommation, 1,2 milliards de dirhams des produits bruts d’origine minérale et 633 millions de dirhams de composants électroniques. En revanche les exportations d’agrumes ont connu un net recul de 22,3% sur la même période.

L’évolution favorable des transferts des marocains résidant à l’étranger et des recettes touristiques a joué un effet compensatoire permettant ainsi d’absorber les effets du déficit commercial sur la balance courante. Le déficit commercial s’explique à 75% par le déficit énergétique mais il a pu être contrecarré par le dynamisme de la demande étrangère pour les produits textiles et les phosphates notamment, restant en tête des exportations.

En outre, la consolidation des avoirs extérieurs permet une couverture de près de 11,9 mois d’importations de marchandises, contre l’équivalent de 11 mois à un an auparavant (hors admissions temporaires pour perfectionnement actif sans paiement et importations dans la zone franche de Tanger).

LES RECETTES DE VOYAGES ET CELLES RELATIVES AUX MRE

La croissance du secteur touristique s’est traduite par une importante augmentation des recettes de voyages qui, en liaison avec la nette progression des transferts MRE, continue de réduire le creusement du déficit de la balance commerciale.

En effet, à fin novembre 2006, les recettes touristiques sont en hausse de 26%, en variation annuelle. La reprise de la croissance dans les pays européens, tendant à améliorer le revenu des ménages, a eu un impact positif sur le secteur touristique national.

Quant aux recettes MRE, elles ont atteint 42,9 milliards de dirhams à fin 2006, soit une progression de 15%, en variation annuelle. L’appréciation en cours de l’euro a permis cette forte croissance des transferts MRE.

LES INVESTISSEMENTS ET PRÊTS PRIVÉS ÉTRANGERS

L’économie marocaine a considérablement amélioré son attractivité, ce qui a permis en 2006 d’augmenter les flux de capitaux internationaux de 17% sur les neufs premiers mois de l’année.

Les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont totalisé 24,5 milliards de dirhams au terme des onze premiers mois, en augmentation de 1,6 milliards de dirhams, soit 7,1% par rapport à la même période de 2005. Cette nette reprise des investissements étrangers concerne notamment les secteurs du tourisme, de l’immobilier, des nouvelles technologies de l’information et de l’automobile.

LES FINANCES PUBLIQUES

  • Les recettes

Au terme des onze premiers mois de son exécution, le budget 2006 a dégagé une amélioration des recettes de 10,1%, en comparaison avec la même période de l’année 2005. L’ensemble des recettes fiscales a évolué à la hausse (+11,4 milliards dirhams soit +13,2%), en relation avec la reprise du rythme de la croissance économique. Par contre, les recettes non-fiscales ont légèrement stagné, suite à la baisse des entrées au titre des opérations de privatisation au cours de cette période. Hormis le produit de ces opérations, les recettes budgétaires globales ont augmenté de 14,8%.

  • Les dépenses

Parallèlement, les dépenses ordinaires ont affiché un repli de 1,2%. d’un côté, les dépenses de compensation ont connu une hausse significative et les charges y afférentes ont progressé de 21,9%, à cause de la flambée des cours du pétrole et du gaz et ce, malgré le réajustement partiel des prix intérieurs des produits pétroliers. Les dépenses relatives aux intérêts de la dette publique se sont accrues de 8,3% et les charges des salaires des fonctionnaires ont augmenté de 2,5%. En revanche, ce sont les dépenses de matériels et les dépenses diverses qui ont contribué à la baisse des dépenses ordinaires, puisqu’elles se sont repliées de 19,4%.

Ainsi, le solde budgétaire a affiché un déficit temporaire en nette régression, évalué à 2,44 milliards de dirhams, contre 10,87 milliards de dirhams à la même période de l’année 2005. De même, le solde de financement dégagé a été déficitaire de 4,53 milliards de dirhams. En outre les dépenses courantes ont reculé de 1,2%, atteignant 109,6 milliards de dirhams à fin 2006.

Rapport financier

rapport de gestion

P71

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