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AGRÉGATS MONÉTAIRES ET PLACEMENTS LIQUIDES

Au terme de l’année 2006, les avoirs extérieurs nets ont progressé de 24,1 milliards ou 14,5%, taux comparable à celui réalisé en 2005 pour s’établir à plus de 175 milliards de dirhams et ce, parallèlement à la croissance soutenue des recettes au titre des voyages et des transferts des Marocains résidant à l’étranger, ainsi qu’à la faveur de la bonne orientation des exportations. Pour leur part, les concours à l’économie ont marqué un accroissement de 48,3 milliards ou 16,5%, au lieu de 11,1%.

Cette évolution a concerné l’ensemble des catégories de crédit et particulièrement les facilités de trésorerie, avec 43% du crédit total alloué à l’économie en 2006, suivies des prêts immobiliers et des crédits à l’équipement, avec respectivement 33% et 21%. En revanche, les créances nettes sur l’Etat ont accusé une baisse de 2,7%, consécutivement à la diminution des recours du Trésor aux banques de 675 millions et à l’amélioration de sa position nette auprès de Bank Al-Maghrib de 1,4 milliards.

Cette évolution des sources de création monétaire s’est accompagnée d’une progression des agrégats de monnaie chiffrée à 17% pour M3 et à 17,7% pour M1, contre respectivement 14% et 14,8% en 2005. La création monétaire a, d’ailleurs, concerné principalement les placements à terme en hausse de 3,4% et la monnaie scripturale en augmentation de 1,3%.

Dans le même temps, l’encours des agrégats de placements liquides s’est élargi de 16,9 milliards soit 41,2%, au lieu de 0,1%, suite à la progression de l’ensemble des titres des OPCVM de 33,6%, les titres de créances négociables recensés dans l’agrégat PL1 ayant, en revanche, baissé de 19,7%.

Du fait des excédents de liquidités importants en 2006, Bank Al-Maghrib a du intervenir en réalisant des reprises de liquidités à 7 jours sur appels d’offres à 2,75% à hauteur de 5,3 milliards de dirhams à fin décembre 2006 (en moyenne mensuelle) contre 1,85 milliards de dirhams sur la même période en 2005.

L’INFLATION

L’année 2006 a été marquée par une série de hausses qui a touché certains produits de consommation et a réduit, de ce fait, le pouvoir d’achat des consommateurs. L’indice annuel moyen du coût de la vie a augmenté de 3,2% pendant les onze premiers mois contre 0,9% en 2005. Cette accélération du taux moyen annuel résulte, à la fois, de la progression des prix des produits alimentaires qui est passé de 0,2% à fin novembre 2005 à 3,6% en 2006 et d’une accélération de l’inflation non alimentaire avec un rythme de progression annuelle moyen de 2,8%.

En effet, la croissance du coût des produits non alimentaires concerne notamment les produits liés aux transports et à la communication (+ 9,4% entre 2005 et 2006 sur les 11 premiers mois) et les produits d’équipement (+ 2,1% sur la même période).

ENVIRONNEMENT BANCAIRE ET FINANCIER

ENVIRONNEMENT BANCAIRE ET RÉGLEMENTATION

Le secteur bancaire

Le secteur bancaire reste caractérisé par une forte concentration avec six grandes banques (Attijariwafa bank, CPM, BMCE bank, BMCI, SGMB, CAM) contrôlant 90,54 % des dépôts et 84,43% des crédits du marché à fin décembre 2006. Le secteur bancaire marocain se divise en quatre catégories d’établissements :

  • Les banques de dépôts classiques : elles sont constituées de cinq grandes banques privées (Attijariwafa bank, BMCE bank, BMCI, SGMB et CDM).

  • Le Crédit Populaire du Maroc : organisme à capitaux majoritairement publics à caractère mutualiste, et leader en terme de collecte des dépôts MRE.

  • Les organismes financiers spécialisés : CIH et

Crédit Agricole du Maroc (CAM).

  • Les autres banques, concentrées sur des activités particulières : Bank Al Amal, Média Finance, Casablanca Finance Markets et le Fonds d’Equipement Communal.

Les banques étrangères demeurent fortement présentes dans les capitaux des banques privées, ainsi BNP Paribas contrôle 65,1% de la BMCI, Société Générale France possède 51,6% de la SGMB, Crédit Agricole SA contrôle 52,6% du CDM, le groupe CIC détient 10% de BMCE Bank et Grupo Santander détient 14,55% du capital d’Attijariwafa bank.

La réglementation du secteur

Afin de se conformer aux standards internationaux, le secteur bancaire s’est engagé dans de profondes réformes. En effet, la loi du 14 février 2006 relative aux établissements de crédits et organismes assimilés (n°34- 03 du 15 moharrem 1427) met la législation bancaire marocaine au diapason des standards internationaux, notamment concernant les principes fondamentaux édictés par le comité de Bâle en matière de supervision bancaire.

Le champ de contrôle de Bank Al-Maghrib a été élargi, incluant ainsi de nouveaux organismes financiers exerçant des opérations à caractère bancaire. Le nouveau cadre légal accorde également plus d’autonomie à Bank Al-Maghrib en matière de supervision bancaire puisqu’elle est habilitée dorénavant à octroyer ou retirer les agréments ou encore à s’opposer à la nomination de personnes ne remplissant pas les conditions requises au sein des instances d’administration ou de direction des établissements de crédit.

En outre, un plan d’action a été décidé afin d’appliquer au secteur bancaire marocain les normes IAS/IFRS à partir de 2008. L’objectif de ce plan d’action est de répondre aux besoins des différents opérateurs du marché en terme d’information financière. Jusqu’à fin mai 2006, les travaux menés par la commission mixte Bank Al-Maghrib/GPBM et des groupes techniques ont porté notamment sur la délimitation du périmètre d’application du projet IAS/IFRS, le réaménagement de l’architecture du Plan Comptable des Etablissements de crédits, l’impact des changements induits par certaines normes et le rapprochement entre certaines normes IAS/IFRS et les accords de Bâle II.

Concernant la mise en oeuvre des principes fondamentaux du Comité de Bâle, la nouvelle loi bancaire adoptée en 2006 offre le cadre adéquat afin que les banques se mettent en conformité avec ceux-ci. Ainsi le calendrier de transposition de Bâle II, arrêté d’un commun accord avec la profession bancaire, prévoit l’adoption, en 2007, des approches standards pour les trois catégories de risque du premier pilier du nouveau dispositif (risque de marché, risque opérationnel et risque de crédit).

Rapport financier

rapport de gestion

P73

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