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MARCHÉ MONÉTAIRE

Les facteurs de la liquidité ont exercé, en décembre 2006, un impact restrictif chiffré à 5,4 milliards de dirhams en moyenne des fins de semaines. En effet, les trésoreries bancaires se sont ressenties de l’incidence restrictive de la baisse des réserves nettes de change de Bank Al-Maghrib et de l’augmentation de la circulation fiduciaire, en relation avec la célébration de l’Aid Al Adha.

L’effet expansif cumulé, depuis le début de l’année 2006, sur les liquidités bancaires est évalué, en moyenne des fins de semaines, à 3,4 milliards de dirhams. Ainsi, les excédents de liquidités sont revenus de 9,5 milliards à fin décembre 2005 à 5,7 milliards au 29 décembre 2006.

Bank Al-Maghrib a procédé, de manière continue, au retrait des excédents par le biais des reprises de liquidités à 7 jours sur appels d’offres. Dans ce contexte, le taux moyen du marché interbancaire a enregistré une progression de 7 points de base pour atteindre 2,55% en décembre 2006, l’orientation à la baisse des autres taux d’intérêt pratiqués au sein de l’économie s’étant poursuivie à l’exception de celui des dépôts à 6 mois.

MARCHÉ OBLIGATAIRE

En 2006, les taux d’intérêt des adjudications des bons du Trésor ont connu dans l’ensemble une tendance baissière, dans un marché où les transactions ont été de faible volume. En effet, le taux des bons à 26 semaines a baissé de 2 points de base s’établissant à 2,57%. Le taux des bons à cinq ans s’est détendu, en moyenne, de 3,75% à 3,56% entre le deuxième et le troisième trimestre 2006. Quant au taux des bons à dix ans, il a perdu, en moyenne, 15 points de base, passant de 4,26% à 4,11% aux mêmes périodes. Il convient de signaler qu’une émission à 30 ans a eu lieu, pour la première fois, au taux de 3,98% et que l’opération la plus importante sur ce marché a concerné une émission obligataire de 1,3 milliards de dirhams réalisée par l’ONCF en décembre 2006 pour une durée de 15 ans et dont une tranche est garantie par l’Etat à 3,70% (530 millions de dirhams) et une autre à 4,15% (800 millions de dirhams).

Les rémunérations assortissant les bons du Trésor émis par adjudication ont connu, en décembre 2006, une baisse de 2 points de base pour les bons à 26 semaines s’établissant à 2,57%. De même, les taux des titres à moyen et à long terme ont accusé des replis allant de 10 points de base pour les bons à 10 ans à 22 points de base pour ceux à 20 ans.

TAUX D’INTÉRÊT

Au début du mois de décembre, le taux du marché interbancaire est resté proche du taux des reprises de liquidités à 7 jours sur appels d’offres au taux de 2,50%, avant de s’inscrire en baisse à la fin de la période de constitution de la réserve monétaire. Il s’est, par la suite, inscrit en hausse, consécutivement au relèvement à 2,75% du taux des reprises de liquidités à 7 jours sur appels d’offres. En moyenne mensuelle, le taux interbancaire s’est établi à 2,55% au lieu de 2,48% un mois auparavant.

En novembre 2006, le taux de rémunération moyen pondéré des dépôts à 6 mois s’est accru de 26 points de base par rapport au mois précédent, atteignant 3,77%, alors que celui des dépôts à 12 mois est revenu à 3,67%, en baisse de 2 points de base.

Le taux d’intérêt servi sur les dépôts en comptes sur carnets auprès des banques, indexé sur celui des bons du Trésor à 52 semaines au cours du semestre précédent, diminué de 50 points de base, a été fixé à 2,49% pour le premier semestre de l’année 2007, inchangé par rapport au deuxième semestre de 2006.

Quant au taux de rémunération des comptes sur livrets de la Caisse d’épargne nationale, indexé sur le taux des bons du Trésor à 5 ans, il a été arrêté à 1,25% au cours du premier semestre de 2007, au lieu de 1,90% au cours des six derniers mois de 2006.

Concernant les titres de créances négociables, une banque a effectué, en novembre 2006, une émission de certificats de dépôt pour des maturités de 1 an et de 5 ans à des taux respectifs de 3,25% et de 3,80%.

En outre, trois émissions de billets de trésorerie de durées allant de 3 à 6 mois ont été placées à des taux compris entre 3,15% et 3,45%.

Le taux maximum des intérêts conventionnels (TMIC) indexé sur le taux des crédits à la consommation au cours de l’année civile précédente majoré de 200 points de base au lieu du taux moyen pondéré appliqué à l’ensemble des crédits majoré de 60%, a été fixé à 14% au cours du premier semestre de 2006, au lieu de 12,9% durant le deuxième semestre de 2005. Le TMIC sera corrigé au 1er avril de chaque année par la variation du taux des dépôts bancaires à 6 mois et 1 an enregistrée au cours de l’année civile antérieure.

MARCHÉ BOURSIER

Le marché boursier marocain a connu une forte croissance en 2006. L’activité à la bourse des valeurs de Casablanca a marqué des records historiques aussi bien en volume de transactions qu’en nombre d’introductions en bourse.

La bonne tenue de l’économie nationale en 2006, malgré la hausse du prix des matières énergétiques, a constitué un facteur à l’origine de l’appréciation de la bourse. L’intérêt des investisseurs étrangers pour les valeurs cotées a été manifeste et a permis à la grande majorité des actions d’évoluer à la hausse. Le secteur de l’immobilier, nouvellement coté en 2006, a été très demandé par les investisseurs et a, de ce fait, sur performé le marché.

La performance globale des indices MASI et MADEX, en 2006, s’est élevée à 71,1% et 77,7% respectivement. En effet, le marché a été caractérisé par une demande accrue des titres de capital, ce qui a permis de soutenir les cours des principales valeurs cotées. La place de Casablanca a admis dix nouvelles entreprises à la cotation en 2006, faisant passer le nombre total de sociétés cotées en bourse de 54 à 64: Fénie Brossette, HPS, Involys, SRM, Distrisoft, Mediaco, Colorado, Cartier Saada, Douja Promotion Addoha et Risma. Ces nouvelles valeurs, qui représentent divers secteurs d’activité économique, ont été fortement demandées, ce qui a accentué la pression à la hausse sur les cours et donc sur la valorisation du marché.

Globalement, la croissance du marché des actions s’est accompagnée d’une nette augmentation du volume des transactions. Le chiffre d’affaires a augmenté de 40,1% et les échanges ont été soutenus par une liquidité abondante. De même, la demande des titres des sociétés nouvellement cotée a été forte.

En effet, le volume transactionnel s’est chiffré à 138,8 milliards de dirhams en 2006 et a été réalisé à hauteur de 85,3% sur le marché central. Ce dernier a été particulièrement animé, contrairement à 2005 et a généré un chiffre d’affaires en hausse de 16,6 milliards de dirhams entre novembre et décembre 2006, passant ainsi de 30 milliards de dirhams à 36,6 milliards de dirhams en liaison avec d’importantes transactions, notamment l’introduction en Bourse de plusieurs entreprises. En revanche, le chiffre d’affaires sur le marché des blocs s’est fortement réduit et n’a engendré que 14,7% du chiffre d’affaires global.

A l’image des indices, la capitalisation boursière s’est sensiblement appréciée sur la place de Casablanca, s’établissant à fin 2006 à 424,9 milliards de dirhams, soit une augmentation de 68,4% par rapport à l’année précédente.

Rapport financier

rapport de gestion

P75

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