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d’analphabétisme parmi les jeunes parents présents aujourd’hui en France. L’espoir d’un avenir meilleur et d’une scolarisation normale pour leurs enfants motive pour une partie d’entre eux le choix de la migration.

Entre le départ et l’arrivée en France : Les familles présentes en France aujourd’hui ont parfois connu après avoir quitté la Roumanie plusieurs années d’errance dans différents pays d’Europe durant lesquelles les enfants n’ont jamais pu être scolarisés.

La non-scolarisation en France

L’exclusion de l’école constitue presque la norme pour les enfants roms présents en France. Sur Marseille où vivent environ 1500 personnes roms, seuls 50 enfants étaient inscrits à l’école en 2008- 2009 dont seulement une dizaine était scolarisés effectivement en fin d’année scolaire. Sur Nantes à la rentrée 2009, les associations estiment à 400 le nombre d’enfants soumis à l’obligation scolaire : 120 seulement sont inscrits à l’école et une quarantaine y vont régulièrement. A Lyon à la rentrée 2009, sur 150 enfants soumis à l’obligation scolaire, une quarantaine est inscrite à l’école.

La non-scolarisation prend des formes très diverses :

Aucune inscription à l’école durant plusieurs années dans de nombreuses communautés roms présentes en France.

Non-scolarisation durant les démarches d’inscription et dans (généralement entre 2 mois et un an)

l’attente d’une affectation

Scolarisation quelques mois dans l’année et rupture de scolarité (parfois plusieurs fois dans l’année) suite aux expulsions des lieux de vie et aux mesures de reconduite dans les pays d’origine. Il n’y a généralement pas de poursuite de la scolarité après une expulsion.

Inscription scolaire en début ou en cours d’année mais fréquentation très irrégulière ou décrochage rapide du fait des difficultés matérielles (éloignement, frais liés à la scolarisation en l’absence d’aides financières, conditions de vie sur les bidonvilles…).

Déscolarisation dans la majorité des cas dès l’entrée au collège

3. Les principaux facteurs de non-scolarisation des enfants roms

Les refus et blocages administratifs

  • -

    Des refus d’inscription scolaire de la part de certaines municipalités (récemment Paris, Marseille, Triel-sur-Seine, Cenon dans l’agglomération bordelaise, Massy, Lisses…). Les prétextes les plus courants portent sur l’absence des justificatifs exigés, le refus de reconnaître la présence des familles sur la commune, le caractère illégal ou dangereux de l’occupation de terrain ou de squat, le fait qu’une procédure d’expulsion est en cours, le manque de place, le refus d’inscrire des élèves en cours d’année scolaire…

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    Des exigences de justificatifs abusives qui retardent les démarches d’inscription scolaire : justificatifs de domicile ou domiciliation administrative (qui est refusée par ailleurs par les CCAS et très difficile à obtenir de la part des associations agréées), certificats de naissance traduits en français par un traducteur assermenté, présence du responsable légal, vaccinations à jour (et non pas seulement une première injection), radio des poumons… Au final, le principe de l’affectation immédiate dans les écoles des élèves présents sur la commune n’est presque jamais appliqué.

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    Des délais d’affectation anormalement longs (jusqu’à un an sur Nantes !) qui ne facilitent pas

ensuite la pleine compréhension du principe de l’obligation scolaire pour les familles

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