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The Persian Letters in seven English translations © Philip Stewart - page 13 / 16

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aussi ne déplaça-t-il pas’ is strongly implied by the context” though not certain.17 Davidson is not explicit enough, it would seem, since it is not a matter of paying so much as paying in cash; Loy on the other hand tries to spell it out too much. Mauldon misses it completely.

Finally, two crucial terms late in this passage have specific values that a translator can easily miss: I refer to mon œuvre and un heureux adept, which our first three translators all render as “my work” and “a[n] happy adept.” Loy retains “a happy adept” but changes the former to “my project”; Healy in turn retains “my project” but corrects “a happy adept” to “an initiate”. Betts opts for “my experiments” and ends with “an adept”; Mauldon takes a completely different tack with “my opus” and “I have succeeded in my quest” – again quite off the correct meaning. Now it is possible that a contemporary of Ozell or Flloyd would have understood, despite the simplicity of the terms work and adept, the specifically alchemical referents which would almost certainly escape modern readers. Healy points at them by his use of the an initiate, but the others pretty much leave the reader on his own. To get the full sense of the passage, which alludes by the term transmutation to the philosopher’s stone, it is necessary to identify “work” as what was also called the “great work” or quest for the stone (through experimentation, but also divination), and know that an “adept” was the rare (or “happy”) one who had achieved its discovery. 18

VI. Cependant son esprit régulier toisait tout ce qui se disait dans la conversation : il ressemblait à celui, qui dans un jardin coupait avec son épée la tête des fleurs, qui s’élevaient au-dessus des autres : martyr de sa justesse, il était offensé d’une saillie, comme une vue délicate est offensée par une lumière trop vive : rien pour lui n’était indifferent, pourvu qu’il fût vrai : aussi sa conversation était-elle singulière. Il était arrivé ce jour-là de la campagne avec un homme, qui avoit vû un château superbe, et des jardins magnifiques : et il n’avait vu lui qu’un bâtiment de soixante pieds de long, sur trente-cinq de large ; et un bosquet barlong de dix arpents : il aurait fort souhaité que les règles de la perspective eussent été tellement observées, que les allées des avenues eussent paru par tout de même largeur ; et il aurait donné pour cela une méthode infaillible. Il parut fort satisfait d’un cadran qu’il y avait demêlé, d’une structure fort singulière : et il s’échauffa fort contre un savant qui était auprès de moi, qui malheureusement lui demanda, si ce cadran marquait les heures babyloniennes. […]

Un moment après il sortit, et nous le suivîmes : comme il allait assez vite, et qu’il negligeait de regarder devant lui, il fut rencontré directement par un autre homme : ils se choquèrent rudement ; et de ce coup ils rejaillirent chacun de leur côté en raison réciproque de leur vitesse, et de leurs masses […]. (Rica to Usbek, describing a geometer, Letter 123 [128])

Several of the terms in this passage have given rise to considerable misinterpretations which are reflected in the various translations. In the sentence […] martyr de sa justesse, il il

17The conjecture is not unwarranted. Furetière (1690) gives an example, without explicit explanation, of déplacer used intransitively: “Il a acheté ce cheval trente louis, il en a gagné dix autres à le revendre sans déplacer.”

18From adeptus (he who has acquired), the word “se dit particulièrement de ceux qui croient être parvenus au grand œuvre” (Dictionnaire de l’Académie, 1718): in this particular sense, œuvre is usually qualified as grand and is always masculine.

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