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22es RENCONTRES CINÉMAS D’AMÉRIQUE LATINE de TOULOUSE - page 12 / 26

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22es RENCONTRES CINÉMAS D’AMÉRIQUE LATINE de TOULOUSE

19-28 mars 2010

> 1910/2010 … À 100 ans d’une révolution : la revolution mexicaine

La Révolution (1910-1917) et les luttes pour l’Indépendance sont deux épisodes historiques constituants de la nation mexicaine.

La Révolution mexicaine concomitante du développement du cinéma et de la photographie profitera de ces nouvelles technologies et sera l’un des événements sociaux les mieux documentés de ce XXe siècle débutant.

Cette étape cruciale et déterminante a été traitée par le cinéma, national et international, sous forme d’images d’archives, de fictions et de documentaires.

Salvador Toscano, pionnier du cinéma mexicain, à l’instar d’autres opérateurs de l’époque, a filmé entre 1897 et 1923 de nombreuses scènes autour des convulsions sociales lors du mandat de Porfirio Díaz. Elles ont été en partie rassemblées en 1950, par sa fille, Carmen Toscano dans un documentaire : Memorias de un Mexicano. Le film remporte l'Ariel d'or du Meilleur Film d'Intérêt National. Un cinéma politique d'actualité voit ainsi le jour.

Pancho Villa et Emiliano Zapata, les deux protagonistes de cette Révolution, en sont les figures emblématiques et symbolisent la révolte et l’insoumission. Ils ont inspiré le personnage du bandit au grand cœur que l’on retrouve dans nombres de fictions déclinées sous de multiples facettes.

Réalisateur incontournable du cinéma mexicain des années 30, Fernando de Fuentes met en scène avec clairvoyance et esprit critique les enjeux de la Révolution dans sa trilogie (El Prisionero 13, El Compadre Mendoza, Vámonos con Pancho Villa), tournée entre 1933 et 1936 et aujourd’hui restaurée.

Fier de son origine indigène et symbole du cinéma mexicain de  l’âge d’or (années 40), Emilio « El Indio » Fernandez associé au grand Gabriel Figueroa, responsable de la photographie, et aux stars, réalisera de vrais succès populaires de qualité liés à la période de la révolution comme Enamorada (Amoureuse, 1946) avec l’étoile montante María Félix et Pedro Armendáriz.

Ce n'est que deux décennies plus tard qu'un certain nombre d'auteurs aborderont ce conflit sous d’autres points de vue : La Sombra del Caudillo de Julio Bracho (1960), qui fut interdit pendant trente ans pour sa critique implicite du caudillisme post-révolutionnaire, La Soldadera de José Bolaños (1966), El Principio de Gonzalo Martinez Ortega (1973), Reed, Mexico insurgente de Paul Leduc (1973).

Enfin, un regain d’intérêt pour l’insurrection à travers les mouvements zapatistes et les guerillas indigènes réactualise le thème dans des films documentaires.

> 11 films environ formeront l’ensemble de la programmation sur La Révolution mexicaine.

Organisation : ARCALT – 11 Grande Rue Saint-Nicolas – 31300 Toulouse – Tél. : 05 61 32 98 8312/26

Presse : Isabelle BURON - Tél. : 01 40 44 02 33  / Mob. : 06 12 62 49 23 – www.isabelleburon.com

Dernière modification 08/02/2010

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