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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 10 / 320

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7.

Ce nom de monnaie scripturale dérive du latin "scriptura", écriture. Cette monnaie est ainsi qualifiée parce qu'elle circule par écritures sur les livres des établissements habilités sans nécessiter de transports matériels de fonds.

La monnaie scripturale s'est substituée assez largement au billet de banque4 car elle présente sur ce dernier divers avantages. Le dépôt des fonds supprime les risques de perte et de vol de numéraire5 ; il facilite les transferts sur place et à distance ; il permet de conserver une trace des transactions tout en évitant la dépense des timbres de quittance.

De plus l'obligation qui est faite de régler en compte certains paiements, en particulier le paiement des salaires au-dessus de 10 000 F, (Cf. page 29) ainsi que la généralisation de la mensualisation desdits salaires, multiplient les ouvertures de comptes à vue et favorisent l'usage accru de la monnaie scripturale. Ceci ne va pas d'ailleurs sans inconvénients : développement excessif des chèques d'un montant peu élevé, accroissement des usages frauduleux, alourdissement des charges d'exploitation pour les établissements bancaires et assimilés.

c) Les monnaies divisionnaires

A côté du billet de banque et de la monnaie scripturale subsistent encore des monnaies métalliques ; mais celles-ci ne jouent plus qu'un rôle d'appoint du billet de banque d'où leur nom de monnaies divisionnaires. Leur raison d'être s'explique par le fait que, dans le cas de petites coupures circulant fréquemment, le métal est moins sujet à l'usure que le papier.

La valeur nominale desdites pièces, autrement dit la valeur qu'elles portent inscrite, est sans rapport avec leur valeur marchande, c'est-à-dire le prix que l'on pourrait en retirer en vendant au poids le métal dont elles sont constituées.

Leur pouvoir libératoire

Le pouvoir libératoire de ces pièces est limité, c'est-à-dire qu'on ne peut les remettre en paiement d'une dette qu'à concurrence d'un montant déterminé -sauf, bien entendu, si le créancier ne voit pas d'inconvénient à en recevoir une quantité supérieure-.

Diverses sortes de pièces

On  notera  que  les monnaies divisionnaires ayant  cours  légal et actuellement distribuées par la Banque de France sont les suivantes :

en argent : 100 F   Pouvoir libératoire non déterminé6

en nickel et cupro-nickel

aluminium (bicolore) : 20 F Pouvoir libératoire non déterminé

10 F   "        "     500 F

4. A la fin de 1991, l'ensemble des dépôts à vue recensés dans l'agrégat M1 s'élevait à 1 365 milliards de francs, contre 254 milliards pour les billets et les monnaies divisionnaires.      t    ~

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5. C'est-à-dire billets de banques et monnaies d'appoint.

6. Du fait du renchérissement de l'argent sur le marché des métaux, les pièces de 50 F et 10 F en argent avaient été démonétisées en février 1980. La nouvelle pièce de 100 F a été émise en décembre 1982.

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