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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 15 / 320

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12.

procéder à un investissement (bien de consommation durable, ou bien de production), il "épargnera" pour rembourser son emprunt ; en empruntant, il anticipe en quelque sorte son épargne.

Son utilitéL'épargne résultant d'un choix, celui-ci obéit à un certain nombre

économiquede motivations qui n'ont pas toutes la même efficacité économique.

Ainsi l'attrait de valeurs réputées sûres -on les appelle valeurs refuges- telles que l'or, les oeuvres d'art, les collections... aboutit à une thésaurisation sans effet sur la formation du capital productif de l'économie.

A l'inverse, une entreprise qui ne distribue pas la totalité de ses bénéfices, et les garde en tout ou partie à sa disposition pour acquérir de nouveaux moyens de production, fait un acte d'épargne dont l'utilité économique est évidente. On parle d'autofinancement.

En ce qui concerne l'épargne des ménages -qui représente une part importante de l'épargne totale- sa contribution à l'augmentation du capital productif est souvent indirecte ; elle apparaît à travers tout un réseau d'intermédiaires financiers, tels que les banques. Ceux-ci drainent ou collectent l'épargne disponible, en proposant des formules de dépôts, d'assurance ou de placements présentant suffisamment d'avantages (services rendus, rémunérations, constitution ou sauvegarde d'un capital) pour attirer les fonds dont les détenteurs n'ont pas l'emploi immédiat.

Ce sont d'ailleurs ces intermédiaires financiers qui sont à l'origine des formes nouvelles de placement9 destinées à stimuler l'épargne dans le but de développer les investissements, base de toute expansion économique.

Ses formesSelon qu'elle  est plus ou moins disponible, l'épargne  se retrouve

dans des formes liquides, ou au contraire dans des placements de plus longue durée.

L'épargne à long terme se retrouve le plus souvent dans des placements financiers, essentiellement en valeurs mobilières, qui seront abordés dans la 3e partie.

3) Fondement de la valeur de la monnaie

A l'heure actuelle, la valeur de la monnaie ne résulte pas de sa valeur marchande, qui est presque nulle, mais de sa rareté relative et de la confiance accordée par le public aux autorités monétaires. Celles-ci préserveront la valeur de l'unité monétaire en évitant notamment que ne soient mis en circulation plus de moyens de paiement que ne l'exigent les besoins de la production.

Il va d'ailleurs de soi que cette quantité de moyens de paiement ne peut pas être déterminée de façon absolument rigoureuse10 :

9.Telles que l'épargne logement,  les sociétés d'investissements à capital variable, les fonds communs de placement ou les plans d'épargne populaire qui, lancés au début de 1990, connaissent un vif succès.

10.Le rapport entre la masse monétaire et le niveau des prix peut être étudié à partir de la formule d'irving Fisher MV = PQ, où M désigne la masse monétaire, V la vitesse de circulation, P le prix des marchandises échangées et Q le volume des échanges.

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