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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 234 / 320

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3. Gestion du portefeuille

Les FCP sont soumis à certaines règles résultant des dispositions légales (Cf. a) ou de la politique de placement qu'ils ont choisie.

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Ainsi soumis à une réglementation précise, les OPCVM ont connu, au cours de la dernière décennie un essor remarquable. En effet, en 1980, les SICAV ne représentaient que 63 milliards F et les FCP 4 milliards F. Depuis, la gestion collective a connu une croissance ininterrompue pour représenter, à la fin de l'année 1990, un actif net global de 1 943 milliards F, réparti entre les SICAV (1 447 MMF) et les FCP (496 MMF).

Les causes de ce succès peuvent être trouvées dans deux directions :

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pour les épargnants individuels, les placements collectifs offrent l'avantage de la simplicité et de la souplesse : il est aisé d'acquérir ou de céder des actions de SICAV ou des parts de FCP en se trouvant déchargé du choix de constitution d'un portefeuille de valeurs mobilières mais en conservant, cependant, la possibilité de s'orienter, selon ses préférences, vers des SICAV ou FCP spécialisés dans tel ou tel type de placement ;

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les actions de SICAV et parts de FCP constituent également un placement pour les investisseurs institutionnels et pour les trésoriers d'entreprises.

Signalons à ce propos qu'avant la mise en place des réformes financières de 1985 (Cf. Section III § C), les SICAV et FCP constituaient l'une des principales liaisons entre marché monétaire et marché financier, liaison dont le caractère déstabilisateur pour le marché financier a été maintes fois dénoncé.

En effet, les OPCVM reçoivent, comme on l'a dit, les placements des trésoreries d'entreprises et des particuliers et font de la transformation en souscrivant des obligations (titres longs) avec ces placements (qui sont essentiellement à court terme). Ce mécanisme, qui a bénéficié de la pénalisation de l'épargne liquide collectée par les banques et d'un régime fiscal avantageux pour les particuliers, (Cf. § II a supra) a contribué à l'expansion du marché obligataire. Toutefois, ce système est dangereux, car le moindre mouvement spéculatif peut se traduire par des retraits massifs de fonds déposés auprès des OPCVM et donc par des chutes brutales des cours sur le marché obligataire. Ainsi, en décembre 1984, l'annonce de la création des certificats de dépôt, (Cf. section III § C 1), produit destiné à permettre aux entreprises de placer à des taux proches du marché monétaire leurs excédents de trésorerie, a conduit certaines entreprises disposant de parts de FCP ou d'actions de SICAV et qui anticipaient une baisse des cours sur le marché obligataire, à en demander le remboursement. La chute des cours qui en a résulté, inattendue par son ampleur, a contribué à la prise de conscience par les milieux financiers de l'urgence des réformes visant à mettre en place un marché unifié des capitaux qui offre aux OPCVM un plus grand choix de placements et leur permette de sélectionner leurs emplois en fonction de la durée de leurs ressources.

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