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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 269 / 320

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211.

Les ordres de négociation en bourse Le libellé des ordres

C - Les ordres de négociation en bourse51

1) Le libellé des ordres

Toute personne qui souhaite négocier en bourse des valeurs mobilières52 doit s'adresser à un intermédiaire financier (banque, société de bourse...) et lui transmettre un ordre de bourse qui précise notamment :

le sens de l'opération : achat ou vente,

le marché choisi (comptant, RM...),

la quantité et le libellé de la valeur concernée par l'opération,53

la   validité   de   l'ordre   :   c'est-à-dire   la   date   limite   avant   laquelle

l'opérateur souhaite voir son ordre exécuté,

une indication relative au cours auquel la transaction doit être exécutée.

Ainsi : l'ordre au mieux est transmis sans spécification de cours et est exécuté au premier cours cote après la réception en bourse. L'ordre au mieux n'est pas recevable sur le marché en continu (cf. § III ci-après). l'ordre à cours limité signifie :

-

en cas d'achat, que l'opérateur n'entend  pas acquérir les titres à un prix supérieur à la limite,

-

en cas de vente, que l'opérateur ne désire pas céder les titres à un cours inférieur à la limite,

La limite doit être stipulée "en francs" ou "en pourcentage et au pied du coupon" selon le mode de cotalion de la valeur.

En effet, il convient de noter que :

-

les valeurs à revenu variable sont cotées en francs,

-

les valeurs à revenu fixe sont cotées "en pourcentage et au pied du coupon" à l'exception toutefois d'un certain nombre d'entre elles (obligations indexées, convertibles...) dont le cours est donné en francs.

Cotation "en pourcentage ei au pied du coupon" signifie que le cours est indiqué en pourcentage (il faut appliquer ce pourcentage à la valeur nominale du titre pour déterminer le cours) ; en outre la cote indique la fraction courue du coupon (entre le point de départ de l'intérêt qui sera réglé à la prochaine échéance et la date de négociation),

51.

Ce paragraphe ne concerne pas les ordres transmis sur les marchés dérivés

52.

Si la négociation des valeurs mobilières intervient essentiellement en bourse, elle n'en demeure pas moins possible par cession directe entre deux particuliers. Mais cette cessi on di recte n'est généralement pas permise entre personnes morales, ni entre une personne morale et une personne physique.

53.

Pour les valeurs étrangères, il convient en outre de préciser la place de cotation. Au regard de la réglementation des changes, les Français sont libres d'acquérir à l'étranger de telles valeurs mais étaient tenus jusqu'au 21 mai 1986, d'acquérir les devises nécessaires à cet achat sur le marché de la devi se-ti tre, c'est-à-dire que les devises devaient provenir de la vente de valeurs étrangères en devises par un autre résident français. Si les acheteurs de titres étrangers étaient plus nombreux que les vendeurs, il y avait surcote (ou prime) de la devise-titre par rapport à la devise officielle. La circulaire ministérielle du 21 mai 1986 a supprimé le régime de la devise-titre et établi la possibilité d'acheter sur le marché des changes les devises nécessaires à l'acquisition à l'étranger de valeurs mobilières.

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