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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 280 / 320

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certificats d'investissement, et simultanément, de lancer le second marché dont le succès n'a plus aujourd'hui à être démontré.

1984: les valeurs mobilières sont dématérialisées.

1985: le mouvement de déréglementation atteint le marché primaire avec la mise en concurrence des établissements financiers pour le chef de file des emprunts et la libre négociation des commissions de placement. En outre, l'émission des premiers certificats de dépôt marque la volonté des Pouvoirs publics de limiter les phénomènes de transformation en mettant à la disposition des opérateurs et en particulier des OPCVM une gamme complète de produits allant du court au long terme.

1986: pour accompagner le développement du marché obligataire et permettre aux gestionnaires de mieux se protéger contre les variations de taux d'intérêt, un marché à terme d'instruments financiers est ouvert à Paris. En outre, la politique d'émission du Trésor se modernise grâce à la mise en place d'une procédure d'adjudication des emprunts. Enfin, la mise en place de la cotation assistée en continu facilite aux opérateurs français et étrangers la négociation de blocs de titres grâce à un ajustement permanent des cours entre 10 h et 17 h.

L'année 1987 est marquée par l'ouverture d'un marché d'options négociables sur actions, l'entrée en vigueur de la loi sur les prêts de titres qui doivent améliorer l'efficacité des arbitrages comptant/terme et la réforme de la Bourse dans la perspective du grand marché européen.

L'année 1988 a été celle de Saturne, du marché d'options sur indices boursiers et des mesures destinées à renforcer la sécurité et la transparence du marché français, alors que l'année 1989 restera notamment celle de l'ouverture de nouveaux contrats d'options sur taux d'intérêt et de l'harmonisation de la législation française des OPCVM avec la directive européenne.

Enfin, l'année 1990 ne marque en rien un ralentissement de ces évolutions comme en témoigne le démarrage du système RELIT.

Ces dates ponctuent les efforts de développement et de modernisation des bourses françaises. Elles marquent dans le temps leur volonté de se doter d'instruments modernes et sophistiqués capables de rivaliser avec ceux des grandes places financières internationales.

Ce dynamisme explique pour une large part l'attrait des épargnants pour la Bourse. Amorcé en 1978, ce mouvement s'est largement confirmé par la suite et le nombre des porteurs de valeurs mobilières est estimé aujourd'hui à plus de 14 millions (dont 6 millions d'actionnaires directs). En dépit de la baisse de leur taux d'épargne et de réformes de marchés souvent trop sophistiqués pour les concerner directement, les ménages ont considérablement accru leurs investissements en valeurs mobilières au détriment de leur épargne monétaire ou de leurs placements liquides. Remédiant aux contraintes majeures d'un investissement de base important et de la nécessité d'une gestion d'autant plus attentive que les nouveaux titres  se sont  multipliés,  les  OPCVM ont largement stimulé

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