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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 7 / 320

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5.

3) Les formes actuelles

a) Le billet de banque

NaissanceL'or  et l'argent  ont constitué pratiquement à eux seuls la masse

monétaire -c'est-à-dire les moyens de paiement- jusqu'au début du XIXe siècle. A cette époque, le développement du machinisme entraîna ûn^accrôïssement de la production, donc des marchandises proposées aux consommateurs. La production d'or et d'argent s'adaptait mal au volume croissant des échanges et la mise en oeuvre des nouvelles découvertes techniques risquait de se trouver entravée par l'insuffisance des moyens de paiement disponibles.

Cependant depuis longtemps déjà, les banquiers qui étaient à l'origine des changeurs, recevaient des espèces métalliques dans leurs serres et remettaient en échange des récépissés de dépôt que l'on considère comme les "précurseurs" du billet. Ces espèces n'étaient retirées que rarement et les récépissés de dépôt circulaient comme une véritable monnaie.

Pour faire face aux besoins des entrepreneurs les banques prêtèrent alors les espèces métalliques déposées en les remettant en circulation, ou plus simplement en créant des billets au porteur représentatifs desdites espèces1. Il leur suffisait de garder une encaisse or et argent suffisante pour faire face aux demandes éventuelles de remboursement : le billet de banque était né.

Avec la révolution industrielle du XIXe siècle, il connut son véritable essor.

RéglementationAfin     d'éviter     les     abus,     l'émission     fut     réglementée     et

progressivement confiée à un organisme unique (en France, la Banque de France qui fut créée le 18 janvier 1800).

La réglementation de l'émission entraîna une vive controverse, aujourd'hui dépassée, entre les tenants de deux thèses connues sous les dénominations anglaises de "currency principle" (principe monétaire) et de "banking principle" (principe bancaire).

Les partisans du "currency principle" désiraient une réglementation sévère. Ils soutenaient que le volume des billets mis en circulation devait être lié à l'encaisse métallique de la banque d'émission.

Les tenants du "banking principle" favorables à la liberté, déclaraient que l'émission dépend essentiellement des demandes de prêts des entrepreneurs. L'émission ne saurait d'ailleurs être excessive car, si la circulation se développait de façon exagérée, les porteurs de billets les présenteraient au remboursement, ce qui en réduirait automatiquement le montant.

Pratiquement diverses limitations globales furent imposées à la circulation, soit par l'établissement d'un plafond d'émission, soit par la fixation d'un rapport minimum entre l'encaisse et les billets2. Désormais

1.

Ainsi, dès 1650, la Banque de Suède associa l'émission de billets à l'opération d'escompte : au lieu de remettre aux présentateurs d'effets à l'escompte des espèces métalliques, cette banque leur délivrait des billets librement convertibles en métal.

2.

Cf. "La Banque de France et le système bancaire français" : le régime de l'émission en France.

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