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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 79 / 320

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59.

La nécessité où sont les banques de çonsei^rjm minimum, d'avoirs en compte à la Banque Centrale les place donc plus ou moins sous sa dépendance. Cette situation donne de ce fait à celle-ci la possibilité de maîtriser le pouvoir de création monétaire des banques. Cette quantité de monnaie "banque centrale" peut découler d'une nécessité pratique de détenir un minimum de monnaie, ou de dispositions réglementaires imposant aux banques la constitution de "réserves obligatoires".

Les réservesII s'agit pour les banques de maintenir des avoirs en compte non

obligatoiresrémunérés auprès de la Banque Centrale, proportionnés aux dépôts^ de

leur clientèle d'une durée inférieure à deux ans.

Cette obligation entraîne une augmentation des besoins des banques en monnaie "Banque Centrale", dont l'effet est le même que celui d'une augmentation des besoins en billets.

Pour se procurer la monnaie  "centrale" qui leur est doublement<( nécessaire -afin de satisfaire les désirs de la clientèle en billets, et afin

de se constituer des avoirs en compte à la Banque Centrale au titre desy

réserves- les banques cèdent à celle-ci une partie de leurs créances.x

Quand    elles   accordent   des   crédits   les   banques   doivent   par conséquent tenir compte des besoins de liquidités qu'elles éprouveront et corrélativement des possibilités et des conditions de refinancement que la   J Banque Centrale est en situation de leur imposer.j

Ce mécanisme des réserves fait partie des moyens de la politique

monétaire dont l'objectif est de subordonner la création de monnaie par

les   banques   aux   besoins   de   l'économie.   Son   application   ne   saurait

incomber qu'à  la Banque Centrale, les banques n'ayant pas vocation à

ç-     déterminer ce que doit être l'intérêt général.

3) L'évaluation du rôle d'intermédiaire

L'appellation de "banque" masque de profondes différences sur le plan des méthodes, des types d'opérations, de la manière de concevoir et de pratiquer le service à l'économie. Longtemps la réglementation a tenté une classification des banques distinguant essentiellement les banques dites "de dépôt" et les "banques d'affaires". Ces dernières se caractérisaient principalement par la sélection de leur clientèle, grandes sociétés commerciales auxquelles elles étaient souvent liées par des participations réciproques, et leurs ressources dans lesquelles les comptes à vue occupaient une place peu importante. Quant aux banques de dépôts, elles cherchaient, par une implantation très dense, à attirer une vaste clientèle de petits déposants.

Toutefois, ces distinctions ne correspondaient plus à l'évolution continue du rôle des banques.

Ainsi, la loi bancaire de 1984 a-t-elle supprimé toute classification réglementaire et reconnu la vocaUon universelle des banques, qui peuvent recevoir des dépôts de toute forme et de toute durée et consentir toute opération de crédit sans limitation de clientèle.

L'évolution s'est caractérisée en effet jusqu'à une époque relativement récente, par un rythme élevé de croissance qui entraînait

2. Les réserves obligatoires sur les concours distribués par les banques ont été supprimées en 1987.

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