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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 86 / 320

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64.

2)Les besoins de crédit des particuliers

Les particuliers ont également des besoins de crédit que les banques s'appliquent à satisfaire par l'octroi de facilités pour les ventes à tempérament, de prêts personnels ou de crédits destinés à la réparation, à l'aménagement, à l'achat ou à la construction d'habitations.

A la différence du crédit aux entreprises, et de la vente à tempérament qui suppose l'acquisition d'un bien, le crédit personnel est consenti moins en considération de son objet qu'en fonction des rentrées de fonds normalement prévisibles de l'emprunteur. C'est une anticipation pure et simple du revenu, en général le salaire mensuel de l'emprunteur.

Le crédit au logement a été considérablement développé par les banques, pour lesquelles il se révèle une opération très sûre et à très faible risque malgré sa durée. Ce type d'opération fera l'objet d'une analyse plus approfondie au chapitre suivant.

3)La notion de risque

a)Les risques encourus par le banquier

ImmobilisationLe   risque   d'immobilisation    paraît   le   moins   grave   ;   il   peut

cependant mettre une banque dans une situation dangereuse et même l'empêcher d'assurer ses engagements envers ses déposants. Le banquier doit donc veiller à ce que l'utilisation des fonds reste conforme à l'objet prévu au moment de l'octroi du prêt.

InsolvabilitéLe risque de non-remboursement peut provoquer la perte totale des

du débiteurfonds prêtés lorsque le banquier a consenti un découvert ou un escompte

d'effets8. Dans le cas d'une acceptation bancaire ou d'une caution, il peut être obligé de payer pour le compte du débiteur auquel il a donné sa garantie.

b)L'analyse des risques

Sur un plan plus général, on peut distinguer les risques selon qu'ils tiennent à l'opération financée, au débiteur lui-même ou à des facteurs plus généraux.

La bonne fin d'un crédit repose essentiellement sur le dénouement de l'opération qu'il finance. Un crédit de campagne pourra être remboursé sans incident si la production saisonnière est écoulée conformément aux prévisions. Mais toute initiative commerciale ou industrielle présente un risque de mévente qui mettra le débiteur hors d'état d'honorer ses engagements.

Le risque encouru par le banquier dépendra autant de la qualité de l'emprunteur, de sa compétence professionnelle et de sa moralité, que de l'objet de son commerce ou de sa situation financière globale. Une entreprise peut ainsi se trouver dans l'incapacité de rembourser à la suite

8. Aussi perfectionnée qu'elle soit, aucune technique ne permet d'éliminer les éléments d'insécurité. Il en va ainsi pour les crédits par escompte de créances commerciales, où le banquier doit se prémunir contre les "tirages de complaisance" sur des entreprises complices qui acceptent des effets alors qu'elles ne sont pas débitrices, recevant du tireur des fonds à l'échéance ; ou contre le "papier de cavalerie" que deux commerçants tirent l'un sur l'autre et dont le dénouement est assuré à l'échéance par l'escompte de nouveaux effets.

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