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Le présent ouvrage a été conçu à l'origine pour servir d'outil de ... - page 87 / 320

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65.

d'une erreur de gestion, d'un endettement excessif ou de la malhonnêteté de ses dirigeants qui auront organisé son insolvabilité.

Même si la situation financière du débiteur offre toute garantie au moment où le crédit est consenti, elle peut évoluer défavorablement sous l'effet de facteurs généraux. Les crises économiques, générales ou limitées à certaines branches d'activité, entraînent de nombreuses défaillances financières. De même les événements politiques et les dévaluations monétaires se traduisent souvent par des pertes ou des immobilisations de fonds : c'est notamment le cas dans le domaine du financement du commerce international.

c) La garantie des risques

L'un des impératifs de la profession de banquier est de limiter les risques inhérents à son activité de prêteur dont la liste ci-dessus est loin d'être limitative.

Conformément à la plus élémentaire prudence, les demandes de crédit doivent être automatiquement écartées si, par leur nature, leur montant ou leur durée, elles présentent un risque manifeste dépassant les aléas habituels du commerce. Même s'il n'en est pas ainsi, le banquier devra le plus souvent, avant de formuler sa réponse, procéder à un examen détaillé de l'opération à financer et, surtout, de l'état des affaires du demandeur.

Il pourra se procurer les renseignements nécessaires à diverses sources. Par l'emprunteur lui-même (ou auprès du tribunal de commerce, pour les sociétés de capitaux) il obtiendra des renseignements comptables à partir desquels il pourra apprécier le montant du fonds de roulement et de l'endettement, le chiffre d'affaires, le volume des immobilisations (matériel...), la vitesse de rotation des stocks, la rentabilité... En s'adressant aux administrations compétentes, il sera en mesure d'évaluer la fortune immobilière ou de recenser les hypothèques, nantissements et autres privilèges qui peuvent grever l'actif. Grâce à la centralisation des risques, des chèques impayés et des incidents de paiement, la Banque de France permettra à l'établissement prêteur de connaître l'importance des engagements bancaires du demandeur ainsi que la qualité de sa signature.

Si le crédit est sollicité par un ancien client, la banque se fondera également sur son comportement passé (sort du papier remis à l'escompte, ponctualité des remboursements, nature des relations commerciales, etc.) ainsi que sur le fonctionnement du compte pour déterminer si elle peut accorder un nouveau concours.

Il n'existe, bien entendu, aucun indice infaillible pour évaluer un risque ; aussi les banques sont-elles obligées de recourir à un certain nombre de règles objectives dégagées par la pratique.

DivisionLa première consiste à diviser les risques dans la mesure où la

des risquesrentabilité   des   opérations  le   permet.   Pour  un   volume  déterminé  de

crédits, plus le nombre des débiteurs sera élevé, plus le risque global de l'établissement prêteur diminuera. Lorsqu'une opération dépassera l'importance moyenne des encours individuels, le banquier en partagera la charge avec des confrères dans le cadre des crédits consortiaux. Enfin il devra diviser ses risques géographiquement et entre plusieurs branches professionnelles pour réduire l'incidence d'une crise qui affecterait un secteur ou une région déterminée.

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