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Internet et Entreprise - page 329 / 426

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Internet et PMI   JM Yolin    édition  2005      H:\MIRAGE\1104MIRAGE2005A.DOC

7.3.3.3 Les investisseurs : Ceux dont le métier est le commerce du "risque"

Ils ne peuvent gagner leur vie que si les succès permettent de financer les inévitables échecs et de rémunérer convenablement le capital engagé par les actionnaires : on peut accepter de perdre 100 (en fait seulement 50 dans bien des cas grâce à l'intervention de la SOFARIS qui apporte une garantie à hauteur de 50% des capitaux engagés) quand l'entreprise disparaît quand on sait que l'on gagnera 100 … ou 10 000 quand elle réussira son aventure

Ce métier est celui des investisseurs et pour y réussir, les qualités requises exigent bien davantage une expérience professionnelle industrielle que purement financière comme le montre bien la pratique américaine.

Les fonds dirigés par de purs financiers comme Soros (Georges Soros) et Tiger Fund (Julian Robertson) ont d'ailleurs eux-même du jeter le gant après avoir perdu des sommes colossales en tentant une approche de la nouvelle économie selon leurs critères traditionnels "je suis un dinosaure" a admis Stanley Druckenmiller en quittant la direction de Soros Fund à 47 ans

7.3.3.4 Mais cette profession elle-même se subdivise en de nombreux métiers

Chacun de ces métiers étant spécifique à un type d'entreprise ou à une phase de sa croissance, il possède sa propre définition du "bon" projet (càd celui qui correspond à ses critères de sélection).

Or un seul chaînon fût-il défaillant, toute la chaîne le devient car la jeune entreprise se trouve bloquée à un stade de son développement, ce qui explique beaucoup de cas de "nanisme" (et de rachat de ceux-ci) dans notre pays.

Essayons d'en dresser un rapide paysage en se limitant au champ de la création et à celui des jeunes entreprises et de mettre en évidence les maillons faibles .

7.3.3.4.1 Le capital risque : le plancher du million d'euros
7.3.3.4.1.1 Un retard dans notre pays en cours de rattrappage mais une évolution qu'il convient de consolider

Les fonds de capital risque (voir les statistiques page 323) se sont considérablement développés ces dernières années des 2 cotés de l'Atlantique. Ils s'investissaient ces dernières années pour l'essentiel dans les NTIC (70-80%) et dans une moindre mesure dans les biotechnologies (10-15%)

Alimentés dans une large proportion par les fonds de pension, ils sont pour une grande part d'origine américaine :Les fonds de pension US y consacrent aujourd’hui entre 2 et 3% de leurs investissements, ce qui représente des sommes considérables (journal de L’atelier-Bnp-Paribas avril-mai 1997 www.atelier.fr).

En 2000 les Fonds de Pension ont pour la première fois été les premiers contributeurs du capital investissement européen, détrônant ainsi les banques

On peut dire que ce sont les fonctionnaires californiens qui régulent les marchés … via leur fonds de pension : Calpers "pèse" 200Milliards d'€, celui des enseignants californiens (California State Teachers) 130 Milliards d'€, le New York State Common 150G€, le Florida State Board 120G€

Quand on regarde le panorama industriel d'aujourd'hui il faut se souvenir que Etats Unis comptaient déjà plus de 500 fonds de capital-risque en 1997 qui investissaient plus de 10 milliards de dollars dans des entreprises en phase de démarrage, contre une quinzaine de fonds en France qui investissaient ensemble moins de un milliard de francs en véritable capital-risque dans les jeunes entreprises (colloque d'Aspen) ils affichaient une rentabilité de 30 à 40% contre 17% en France. D'après une étude de MGT, cette année là, l'écart entre France et Etats unis sur ce domaine était de 1 à 40

«Il faudrait 20 à 30 Sofinova en France» déclarait à l'époque J. B. Schmidt lors du lancement du fond Sofinova capital3

Les FCPI (fonds communs de placement innovation) et les contrats DSK assurance vie dont 5% sont investis dans des sociétés non cotées ou inscrites au second marché), qui bénéficient d'avantages fiscaux, lui ont apporté de nouveaux capitaux (estimés à moyen terme à 2G€)

D’autres dispositions prises en 1998, relatives aux conditions de réinvestissement de produits de contrats d’assurance vie dans les sociétés de capital investissement ou actions de sociétés cotées au second marché, ont du selon certaines estimations générer quelque 1G€ de ressources nouvelles.

L’année 1998 a également vu la mise en place de dispositifs permettant l’amélioration des fonds disponibles pour le capital risque : La dotation d’un fonds de 90M€ gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations et destinés à abonder les fonds privés de capital risque pour accompagner et renforcer le démarrage de ceux ci en est une des manifestations les plus visibles. 45M€ en provenance de la banque européenne d’investissement sont venus compléter en 1998 un dispositif qui pourrait au total générer entre 600M et 900M€ de fonds propres pour les PME innovantes ou de haute technologie.

On a pu également noter un développement significatis depuis 1998 des capitaux levés par les sociétés de capital-risque largement investis dans les entreprises “Internet”, avec une multiplication par 4 entre 1998 et 1997 (source Afic Walter Butler&w)

Cette dynamique s'est accélérée en 1999 et au début de l'année 2000 (Innovacom4 a encore levé 200M€ en sept 2000, soit 5 fois plus qu'Innovacom3): au total le volume du capital risque aura été multiplié par plus de 10 en 4 ans, avant de retomber depuis l'été 2000. L'élan lié à la période d'enthousiasme 1999-2000 doit donc encore être consolidé pour ne pas retomber dans les errements anciens

L'émergence de fonds de pension dans notre pays conforterait sans aucun doute cette industrie qui a vocation à jouer un rôle majeur dans la construction de l'économie de demain : celle qui paiera nos retraites (on peut en effet douter, contrairement à une idée parfois répandue dans la sphère sociale, que les intérêts sur la dette contractée pour financer le déficit de l'Etat (les SICAV monétaires) soient, à long terme, une ressource sûre : les travaux récents du Commissariat au Plan permettent d’en donner une idée) et en tout état de cause, si nos entreprises s'effondrent il y aura une vraie difficulté pour le financement des retraites.

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